Comment assurer l’avenir des vins neuchâtelois

Organisé par «ArcInfo» au château de Boudry le mercredi 3 novembre, un débat public clôturera le dossier de la rédaction consacré au vignoble régional. Thème de la discussion: «Avenir des vins neuchâtelois: comment exister au-delà du marché local?»
26 oct. 2021, 05:30
/ Màj. le 23 nov. 2021 à 17:34
Changements d'habitudes, défi climatique, promotion des vins et évolution des cépages figurent parmi les thèmes qui seront abordés durant la conférence.
A la (re)découverte des vins neuchâtelois
Cet article est publié dans le cadre du dossier de la rédaction «À la (re)découverte des vins neuchâtelois». Découvrez les reportages et les analyses de nos journalistes, des portraits et des articles utiles pour comprendre l’univers du vin et de vignes dans le canton de Neuchâtel.

Voilà au bas mot 25 ans que la tendance se vérifie en Suisse comme partout en Europe: on boit moins, mais mieux. Fini le temps où la bouteille de rouge ordinaire trônait systématiquement sur la table familiale. Dans les bistrots de quartier, le ballon de blanc prisé par les amateurs d’apéro ne fait plus partie des rituels incontournables. Bref, les habitudes changent et les jeunes générations se tournent souvent vers d’autres breuvages.

Aujourd’hui, la mondialisation des échanges permet aux amateurs de se procurer, dans la grande distribution comme chez les cavistes, des bouteilles de tous les continents à des prix impossibles à défendre pour les crus autochtones. Dès lors faut-il dire adieu à nos chasselas, pinots noirs, non filtrés et œil-de-perdrix? Non, bien entendu.

La tête du lieu

Rien n’est perdu d’avance. Comme l’a dit et répété toute sa vie le célèbre œnologue français Jacques Puisais, apôtre du goût juste, «un vin doit avoir la tête du lieu où il est né et les tripes de celui qui l’a fait.» Les vignerons d’ici le savent bien et défendent avec les honneurs les spécificités du terroir local. Et ça marche. Comme nous le rappelions dans ces colonnes le 21 octobre, le vignoble neuchâtelois se porte bien, même s’il revient de loin.

Les viticulteurs neuchâtelois ont également très bien compris qu’ils devaient évoluer et accompagner ces changements d’habitudes, à l’instar des propriétaires du domaine de Montmollin, dont nous avons récemment évoqué le travail dans «ArcInfo».

Quatre intervenants

C’est de cette évolution dont il sera question lors du débat public organisé par notre journal le mercredi 3 novembre au château de Boudry. Et de bien d’autres thèmes comme le changement climatique, l’évolution des cépages ou le problème de l’exportation et de la promotion des vins neuchâtelois en Suisse et à l’étranger.

Pour animer la discussion, quatre intervenants: Mireille Bühler, directrice de Neuchâtel Vins et Terroirs, Marie Linder, œnologue et dégustatrice, Jean-Denis Perrochet, viticulteur (La Maison Carrée, Auvernier) et Thierry Grosjean, viticulteur et ancien conseiller d’Etat (Château d’Auvernier).

Les rencontres «ArcInfo»

«Avenir des vins neuchâtelois: comment exister au-delà du marché local?»
Un débat public organisé par «ArcInfo» au château de Boudry, le mercredi 3 novembre, entre 18h et 20h45. Entrée libre, pass sanitaire obligatoire. Visite guidée du Musée de la vigne et du vin possible à partir de 16h45.

Pour participer au débat, une seule adresse: rencontres.arcinfo.ch



par Thierry Brandt