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Une veillée conviviale autour du feu, en compagnie des poètes

09 juil. 2011, 11:50

Le poète a dit: «Regarde, la pluie tombe!» et les premières gouttes ont fait leur apparition. Puis une autre voix a dit: «Qu'on sonne le clairon!», alors que le tonnerre grondait au lointain. Jeudi soir à Cernier, l'orage s'est abattu sur la déambulation des comédiens de Poésie en arrosoir, mais trop tardivement pour gâcher la soirée. Dans les pays arabes, la parole des poètes s'invite à toutes les fêtes et s'écrit en lettres majuscules, a rappelé Vincent Held, l'une des chevilles ouvrières de «Sous les pavots...» Aurait-elle le pouvoir de commander au Ciel?

Mue par les événements du printemps nord-africain, la Cie Poésie en arrosoir a entrepris de voyager, de nous faire voyager, au fil de ces mots qui font si bien écho à la voix des peuples et des plus humbles. Des mots qui, cette année, ont jeté l'ancre au cœur des Jardins extraordinaires, où la déambulation entamée au son des saxophones et de l'accordéon se mue en une veillée conviviale autour du feu. Cet espace et son décor, la metteure en scène Dominique Bourquin a parfaitement su en tirer parti. Autour, et au sein, de cette aire «orientalisée», mêlée au crépitement des flammes, la parole a circulé, libre comme le vent sur les collines. Une trentaine de courts poèmes ont couru de bouche en bouche, pour dire les aspirations les plus légitimes, à la liberté, à la dignité. Pour dire et chanter, aussi, l'amour de la vie et de la langue, pour nous faire écouter la Terre et les étoiles. «Nous sommes dans la canicule et eux mangent à l'ombre. Malgré cela, nous sommes les rois du monde», a dit le poète. Paroles d'ailleurs qui, partout, élèvent l'âme des femmes et des hommes... 

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