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«Une hypersensibilité aux choses»

L’accélérateur du Cern comme métaphore de l’adolescence. Un film rare et précieux dont nous entretient son réalisateur, Blaise Harrison.

04 sept. 2019, 00:01
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Du jeune cinéaste franco-suisse Blaise Harrison, nous avions adoré «L’harmonie», un documentaire sur les pérégrinations d’une fanfare. Le voilà qui réussit son passage à la fiction avec l’envoûtant «Les particules» dont le protagoniste, un adolescent, est en proie à d’étranges phénomènes après avoir visité le Cern avec sa classe.

Visite au Cern

Rencontré au Nifff où concourait son film après avoir été présenté à la prestigieuse Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Blaise Harrison est revenu sur sa genèse: «J’avais le désir de filmer l’adolescence dans le pays de Gex où j’ai grandi, qui a la particularité d’être traversé dans son sous-sol par l’accélérateur de particules du Cern. En partant de cette matière existante, j’ai voulu capter l’instabilité de cet âge-là, avec cette sensation que le monde est une énigme totale et sans doute vertigineuse aux yeux d’un ado.»

Ce qui frappe à la vision des «Particules», c’est la dimension...

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