Un petit coup de saint-amour pour la Saint-Valentin?

29 janv. 2010, 11:07

Avec un nom aussi séducteur que saint-amour, le plus septentrional des crus du Beaujolais ne pouvait que connaître le succès. C'était d'ailleurs l'intime conviction de Louis Dailly, qui fut l'un de ses plus énergiques défenseurs et l'artisan de la création du cru juste après la Seconde Guerre mondiale, en 1946.

Situé à l'extrême nord du vignoble, dans le département de la Saône-et-Loire, le saint-amour flirte avec les terroirs des saint-véran et du Mâconnais. L'AOC s'étend actuellement sur 320 hectares et compte 115 viticulteurs. Elle est une des plus petites appellations contrôlées du Beaujolais.

Constitué de sols hétérogènes mêlant granit, argile et schistes, le saint-amour - provenant exclusivement du cépage gamay noir à jus blanc, à l'instar de tous les vins rouges du Beaujolais - donne naissance, selon le type de vinification pratiquée par les vignerons, à deux sortes de vins.

Les crus issus d'une macération courte sont légers, fruités et à consommer dans les douze à 15 mois qui suivent la récolte. Les autres, plus puissants et plus gras, sont marqués par des arômes de kirsch, d'épices et de réséda. Ces derniers atteignent leur apogée à partir de 4 ou 5 ans, en fonction bien sûr de la qualité intrinsèque du millésime.

Créative et dynamique, la petite AOC a su s'imposer pour la fête de la Saint-Valentin. Chaque année, elle propose ainsi une cuvée spéciale pour les amoureux, habillée d'une étiquette romantique représentant un Cupidon charmeur. Résultat: un quart de la production est écoulé le jour «J».

Et pour couronner le tout, la mairie de Saint-Amour organise, en association avec les vignerons du cru, des cérémonies de confirmation de mariage pour les couples déjà mariés… /nbr