La superbe leçon de «Bayonetta»

Depuis la démonstration époustouflante que Sega nous avait présentée au mois de mai dernier, nos espoirs de voir «Bayonetta» atteindre des sommets étaient réels. Et le bilan final dépasse nos désirs les plus fous.
09 janv. 2010, 12:13

Durant la deuxième partie de 2009, Sega a approvisionné l'appétit des fans en images et vidéos prometteuses concernant «Bayonetta». La manette en mains, la surenchère s'affiche partout sans jamais concéder le moindre temps mort.

Bayonetta, l'héroïne sulfureuse aux lunettes de maîtresse d'école, écrase le jeu avec son charisme démesuré et bigrement érotique. Mais son charme n'altère en rien son efficacité au combat. La belle dispose même de pistolets fixés aux bouts de ses talons aiguilles. Et la première fois qu'elle s'en sert, mieux vaut être assis. En deux touches, Bayonetta tournicote sur la tête en dégommant les alentours à l'aide de ses fidèles calibres pédestres sans jamais oublier la grâce et l'élégance. Décoiffant! Vous l'avez déjà compris, «Bayonetta» ne demande que d'éradiquer touts les ennemis présents par zones bien définis tel «Devil May Cry» ou «God of War». Et comme ses modèles, le cœur du jeu repose sur les fameuses combinaisons (combos) avec la touche en plus signée Platinium Game («Okami»!). En effet, nous pensions avoir tout vu avec des effets visuels à couper le souffle assistés par des décors gothiques splendides révélant une direction artistique exemplaire. Mais c'était sans compter sur des «finish him» (finis-le!) extravagants qui clôturent certains combos comme la guillotine démesurée qui apparaît de nulle part pour terminer le travail. Ou encore un gros cercueil hérissé de piques à l'intérieur qui se referme violemment sur sa proie. Pas de doute, dans «Bayonetta» la surenchère est partout. Mais que c'est bon!

Une certaine confusion altère la visibilité lorsque beaucoup d'ennemis se trouvent à l'écran. Parfois, le joueur ne sait plus où il se cache sous les effets visuels. C'est le prix à payer, pour profiter d'une telle réalisation. La bande-son est hors sujet à notre avis. Nous touchons là un sujet personnel, mais nous avons désactivé la musique dès les premiers instants.

Le côté poseuse et aguicheuse de l'héroïne ne plaira pas à tout le monde, mais la qualité de la maniabilité, de la mise en scène et de la réalisation prime sur ce détail. «Bayonetta» s'inspire de «Devil May Cry» et «God of War», mais les surclasse aisément en donnant une leçon d'efficacité dans tous les domaines. /LCR

«Bayonetta» (Sega)
Age conseillé: 18 ans
Genre: frapper, tirer, détruire...
Machines: PS3, XBox 360.
Appréciation: 19 /20