Entre espoir et mauvaise foi

04 juin 2009, 16:29

Limp Bizkit a retrouvé le feu sacré pour sillonner le monde et prêcher la bonne nouvelle de la fusion entre metal et hip-hop qui a fait sa gloire. Leur motivation? La piteuse qualité actuelle du genre à laquelle les Américains comptent bien entendu remédier. Si Fred Durst, chanteur à casquette, et Wes Borland, guitariste masqué, ont mis leurs différends de côté pour le bienfait de la musique, on peut cependant douter qu'ils puissent à nouveau enfiler leurs apparats fétiches tant leurs têtes semblent avoir pris des dimensions hors normes. Certes, depuis la séparation du groupe, Lordi a remporté le Concours Eurovision de la chanson, mais faut-il rappeler que Limp Bizkit a connu son plus grand succès public avec une reprise du thème de «Mission impossible» qui a tourné en rotation lourde sur MTV? Dans une scène qui évolue aussi vite que ses fans adolescents grandissent, où les icônes disparaissent aussi subitement qu'elles sont apparues, Limp Bizkit n'ont-ils pas déjà cédé leur trône au moment où les discordes internes les ont poussés à la séparation? Le retour de Wes Borland, pigiste chez Marylin Manson, suffira-t-il à insuffler le nouveau souffle de créativité indispensable à la réussite de la mission que le groupe s'est fixée? Une esquisse de réponse ce soir, avant un album qui devra faire taire les sceptiques.