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«Marcher, une philosophie»

25 juil. 2009, 11:44

Une lecture comme un bol de pèlerin. A la fois traité philosophique et définition d'un art de marcher, ce livre en réjouira beaucoup, qui ne se savaient pas penseurs en semelles. Ecrire, marcher, serait-ce la même chose? La parenté existe: nombreux sont les écrivains-penseurs-marcheurs. On en croise certains au fil des pages, depuis Nietzsche arpentant l'Engadine ou les collines niçoises jusqu'à Gandhi nomadisant en Inde avec la marche pour action, sans oublier ces promeneurs célestes que furent Rimbaud, Rousseau ou Thoreau. Contrairement à Kant, hygiéniste et métronome, ils convainquent que sur terre l'homme habite en marcheur. En parcourant le monde à pied, on le voit tout différemment. Et l'on se voit soi-même autre. Cet ouvrage fait l'éloge des chemins de plein-vent ainsi que des livres qui respirent un air vif. La marche y est présentée comme étant un étirement du temps et un approfondissement de l'espace. Etre piéton et rien de plus, flâneur des villes, marcheur au milieu de paysages, là ou le corps infuse de couleur. Un livre qui sent bon les sentiers en forêts, où le souffle est léger et vivifiant.

«Marcher, une philosophie»
Frédéric Gros
Carnets Nord
302 pages

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