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Le théâtre du Grütli dévoile sa saison sous la neige

16 sept. 2009, 08:36

De la neige en septembre. C'est dans cette ambiance étonnante, créée pour l'occasion à l'extérieur du bâtiment, que le théâtre du Grütli a présenté mardi sa saison 2009-2010. Une manière de réaffirmer que la scène expérimentale genevoise poursuit un projet utopique.

Intitulée «CUT», la quatrième saison de Maya Bösch et Michèle Pralong entend couper avec les précédentes ainsi qu'avec le paysage romand pour mieux l'enrichir. Les codirectrices du «Grü» proposent un contraste entre la programmation de la «Black Box», la salle de théâtre, et celle de la «White Box», la petite salle du deuxième étage.

Cinq créations et deux accueils romands sont à l'affiche de la «Black Box». Parmi les premières figurent «Déficit de larmes», de Maya Bösch et Sofie Kokaj (6-18 octobre), «Autoportrait et suicide», d'Edouard Levé dans une mise en scène de Guillaume Béguin (12-24 janvier), «50 cm», d'Anna van Brée (13-25 avril), et les «Notes de chevet», de Sei Shônagon, interprétées par la Compagnie des Basors (1-13 juin).

Côté accueil, le chorégraphe Gilles Jobin et sa compagnie présenteront «Black Swan» (8-13 décembre), tandis que Denis Maillefer montera «Looking for Marylin (and me)» (4-9 mai). Quant à Prisca Harsch et Pascal Gravat, ils proposeront, dans le cadre du Festival Archipel, «Ouvrages de gueule» (20-28 mars), une création à mi-chemin entre danse et théâtre. Avec des formes plus petites - performances, concerts, maquettes - la «White Box» sera une fourmilière, a annoncé Michèle Pralong. Sa programmation n'est pas entièrement faite afin de laisser place à la nouveauté au fil de la saison. Sont déjà agendés «Trans», trois jours d'esquisses et de petits formats (29-31 octobre), le cycle de lectures-discussions «L'inouï dire» et un grand laboratoire sur la voix initié par Dorothea Schürch, artiste associée au Grütli durant un an. La «White Box» accueillera aussi «Nothing Hurts», de Falk Richter, mis en scène par Armel Roussel (2-6 février) et «Libido Sciendi», une chorégraphie de Pascal Rambert (19-22 mai).

Le double rythme de ces deux programmations se veut une réponse à la crise et à la difficulté de réunir certains budgets, a indiqué Michèle Pralong. Or le temps plus court implique un risque financier moindre. /ats

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