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Le prix Goncourt 2013 sera connu lundi

Le Goncourt, plus prestigieux des prix littéraires français, sera décerné lundi à Paris.

02 nov. 2013, 09:05
Pierre Lemaître fait partie des favoris avec son roman "Au revoir là-haut".

Le suspense est à son comble avant la proclamation du plus prestigieux des prix littéraires français, le Goncourt. Celui-ci sera décerné lundi comme chaque année chez Drouant, restaurant parisien où sera attribué le même jour le prix Renaudot.

Après le Grand prix du roman de l'Académie française, attribué le 24 octobre à Christophe Ono-dit-Biot, les lauréats du Goncourt et du Renaudot seront connus lundi peu avant 13h00, le prix Femina mercredi, puis le Médicis le 12 novembre et l'Interallié le 19.

Les paris sont lancés mais les pronostics restent toujours aléatoires, les jurés délibérant le Jour J jusqu'à la dernière minute pour défendre leur poulain.

Parmi les favoris, le roman haletant à la veine picaresque de Pierre Lemaître, "Au revoir là-haut" (Albin Michel), une histoire de démobilisés de la Grande Guerre abandonnés par la patrie ingrate. Première incursion hors du polar de cet auteur reconnu de 62 ans, ce roman est le seul à avoir captivé les jurés du Goncourt, du Renaudot, du Femina et de l'Interallié. Difficile d'imaginer qu'il reparte les mains vides.

Après un Goncourt 2012 exigeant ("Le sermon sur la chute de Rome" de Jérôme Ferrari), la consécration de Pierre Lemaître récompenserait un livre à la fois populaire et ambitieux. Et Albin Michel, son heureux éditeur qui en a déjà tiré 100'000 exemplaires, n'a pas eu droit au Goncourt depuis 2003.

Couronnement pour Toussaint ?

Autre auteur à la cote élevée, Jean-Philippe Toussaint avec "Nue" (aux éditions de Minuit), dernier volet de sa tétralogie sur les amours sublimes et contrariées de Marie et de son compagnon, commencée il y a onze ans. Beaucoup estiment que le Goncourt serait pour l'écrivain belge âgé de 55 ans le couronnement d'une oeuvre à l'éclatante sobriété, sensible et minimaliste.

La course au Goncourt compte deux autres finalistes de talent, Frédéric Verger, dont le premier roman, "Arden" (Gallimard), se situe dans un pays imaginaire d'Europe centrale où rode l'ogre nazi, et Karine Tuil, qui livre dans "L'invention de nos vies" (Grasset) une fresque sur le mensonge, la honte des origines et l'imposture.

Affaire juteuse

L'enjeu est énorme pour le lauréat du Goncourt, créé en 1903, le prix le plus ancien et le plus vieux, qui génère des ventes de 300'000 à 400'000 exemplaires en moyenne, soit un chiffre d'affaires de six à huit millions d'euros, auxquels s'ajoutent des traductions et des enchères juteuses en format de poche.

Pour le prix Renaudot, un trio de tête se dégagerait parmi les six finalistes: Yann Moix avec "Naissance" (Grasset), roman-monstre hors norme de 1200 pages, Pierre Lemaître de nouveau, et Romain Puértolas, avec un premier roman plein de fantaisie, "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" (Le Dilettante), révélation de la rentrée qui bat des records de ventes.

Restent aussi en lice pour le Renaudot, créé en 1926, trois romanciers de talent, le Libanais d'expression française Charif Madjalani avec "Le dernier seigneur de Marsad" (Seuil), Philippe Jaenada avec "Sulak" (Julliard) et Etienne de Montéty avec "La route du salut" (Gallimard).

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