Le pire a aussi sa sélection

24 avr. 2009, 11:05

Sophie Marceau, Emmanuelle Béart et Elie Semoun sont en lice pour les «Gérard du cinéma du désespoir masculin ou féminin». Ces «récomenses» seront décernées le 12 mai à Paris, la veille du début du Festival de Cannes.

Ces prix potaches sont attribués depuis 2006 au «pire du cinéma français». Ils sont l'équivalent des Razzie Awards, parodie des Oscars créée en 1980 aux Etats-Unis.

Le jury est placé «sous la tutelle du prénom-symbole du cinéma français (Gérard Depardieu, Gérard Jugnot, Gérard Darmon)». Il réunit une vingtaine de journalistes de magazines dont «Marianne», «Le Monde des Livres», «Le Nouvel Observateur» et «Technikart».

Dans la catégorie du «Gérard du réalisateur qui fait toujours le même film, mais en un peu moins bien à chaque fois» figure Agnès Jaoui pour «Parlez-moi de la pluie». Elle est en lice avec, entre autres, Etienne Chatillez pour «Agathe Cléry» et Fabien Onteniente pour «Disco».

Autre prix attribué, le «Gérard du réalisateur qui parle de son film comme si c'était le dernier Fellini alors que même toi, tu fais mieux avec un téléphone portable et trois copains bourrés». Parmi les nommés, Michel Houellebecq pour «La Possibilité d'une île», et Antoine de Caunes pour «Coluche, l'histoire d'un mec». /ats-afp