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La Confédération ne met pas ses œuvres sous clé

15 févr. 2008, 12:00

L'embellissement des bureaux des administrations par des œuvres d'art, parfois renommées, est chose courante en Suisse, même s'il arrive que certaines disparaissent - il en manque ainsi 411 à la Confédération. Malgré le vol à Zurich, personne n'envisage de mettre ces pièces sous clé.

De manière appliquée, Confédération, cantons et même communes collectionnent depuis très longtemps des œuvres d'art. Parmi les illustres pièces, «Le bûcheron» de Ferdinand Hodler est sans doute la plus connue. La toile était suspendue dans le bureau de l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, qui s'est d'ailleurs fait souvent photographier sous celle-ci.

Sa successeure Eveline Widmer-Schlumpf a, elle, préféré un Arlequin du peintre Alois Carigiet. Le tableau appartient aux Grisons et décorait déjà les murs de son bureau lorsqu'elle était encore conseillère d'Etat à Coire.

Depuis 1888, la Confédération achète des toiles selon une politique volontariste d'encouragement à l'art indigène. Au total, quelque 20 200 objets divers ont déjà été réunis, indique Urs Staub, chef de la section Art et Design à l'Office fédéral de la culture (OFC).

Les œuvres les plus précieuses sont prêtées de manière permanente à des grands musées dans toute la Suisse. Certaines servent aussi de décoration artistique à la Confédération. Elles embellissent le plus simple bureau d'une ambassade en passant par les salles de réception.

Une meilleure protection des œuvres exposées dans les locaux de l'administration ne s'impose pas, selon M. Staub. «Les bâtiments de la Confédération sont déjà bien sécurisés». Dans le canton de Berne, qui possède bien 4000 objets d'art, les salles les plus représentatives sont décorées des plus belles pièces, note François Wasserfallen, chef de l'Office de la culture. Aucune mesure de sécurité supplémentaire n'est prévue, puisque même les musées ne peuvent rien faire contre les vols avec violence, rappelle-t-il.

Si quelques personnes ont pu discrètement s'accaparer d'une œuvre par le passé, c'est aujourd'hui devenu très difficile puisque toutes les pièces ont été répertoriées, annonce François Wasserfallen. /ats

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