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Des ados d'Yverdon se racontent...

Au fil de quatre films «Romans d'ados», la réalisatrice Béatrice Bakhti raconte l'adolescence de jeunes Yverdonnois. Alors que ces documentaires sortent sur grand écran à Lausanne, Genève et Yverdon, «Tard pour bar» de jeudi dernier leur a consacré près de trois quarts d'heure d'émission.

05 juin 2010, 10:11

Dès 2002, la réalisatrice Béatrice Bakhti et ses proches prennent contact avec des adolescents qui vivent à Yverdon. Ils en retiennent d'abord une quinzaine avec l'intention de n'en garder que sept pour effectuer plusieurs tournages annuels entre 2003 et 2008. Les années 2009 et 2010 permettent de faire les finitions et de préparer la diffusion en salle.

Résultat: quatre films de cent minutes environ, «La fin de l'innocence», «La crise», «Les illusions perdues», «Adultes mais pas trop» permettent à Aurélie, Jordan, Mélanie, Rachel, Thys, Virginie et Xavier d'illustrer des thèmes comme «Grandir», «Rêver», «Souffrir», «Haïr», «Aimer». Aujourd'hui, ils ont vingt ans. A l'origine, ils avaient en commun leur âge, pas forcément des liens personnels au quotidien. Ils sont observés dans leur milieu familial, parfois perturbé par des séparations, divorces et recompositions. On suit aussi leur travail scolaire, leurs loisirs, leur formation, leurs comportements personnels.

La réalisatrice a choisi trois angles d'approche: poser aux sept ados des questions attentives sans entrer dans le champ, les filmer comme dans tout reportage traditionnel dans leur milieu de vie, familial en particulier, ou les laisser seuls face à une petite caméra dire ce qu'ils ont envie de dire.

Plus de trois cents heures d'enregistrement ont donc conduit à ces quatre films d'une durée totale de quatre cents minutes. Un choix a été fait au montage: suivre l'ordre chronologique et présenter les différentes interventions autour d'un certain nombre de thèmes. Un autre choix eût été possible pour une version télévisée différente de celle du grand écran.

Xavier Boss, Rachel Brunner et Virginie Rossel, les invités de «Tard pour bar», se sont pourtant reconnus dans la minisérie. Avec eux, le «spectacle parlé» de la TSR a offert l'exemple d'un remarquable échange rendu possible par le travail tout aussi remarquable de Béatrice Bakhti.

 

Développement et illustrations sur http://blog.lexpresss.ch/retines

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