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Brésil 2014: le carnet de voyage de Lianel Gay, supporter de la Nati (épisode 4)

Il aura mis un peu de temps pour nous écrire, mais, pour un supporter inconditionnel, l'euphorie de la victoire passe avant tout. Lianel Gay, fan valaisan de l'équipe suisse de football que l'on suit au Brésil depuis le début de la Coupe du monde, nous livre ses impressions de Manaus, dans la moiteur de l'Amazonie.

29 juin 2014, 14:22
Pour survivre dans la jungle amazonienne, Lianel a dû prendre des cours accélérés de portugais.

Lianel Gay, 31 ans, est un supporter inconditionnel de l'équipe nationale de football. Depuis le début de la Coupe du monde, nous suivons le périple de ce Valaisan de Martigny dans les pas de la Nati. Lors du précédent épisode, nous l'avions laissé à Rio, où il profitait des quelques jours entre les deuxième et troisième matchs de la Suisse pour faire un peu de tourisme.

Et qui dit tourisme à Rio, dit évidemment grimpette au Pain de Sucre pour avoir une vue imprenable sur la ville. C'était le 24 juiin, jour de ses 31 ans.

 

Mais, trêve de plaisanterie. Le plus important, c'est tout de même le foot. Et pour voir jouer les Suisses, Lianel doit prendre l'avion direction Manaus. 4 heures de vol! Quand on pense qu'il faut un peu plus d'une heure pour faire Genève-Londres..."Sur place, je rejoins un copain, Alexandre Rausis, lui aussi de Martigny, mais installé dans le canton du Jura depuis 7 ans. On va alors chez Heder, un ami à lui, un Brésilien qui a travaillé durant plusieurs années à Delémont. On est accueillis dans sa famille. Une fois de plus, l'hospitalité des locaux est exceptionnelle. Ils nous font visiter la ville en voiture, nous offrent à boire et à manger... Ils viendront au stade voir le match avec nous!"

 

Sur place, nos petits Suisses se rendent compte que Manaus, ce n'est pas Rio. "On est étouffé par l'humidité." Mais le match arrive et il faut se concentrer.

Lianel nous livre son analyse avec le recul: "avant le match, je suis tendu pour cette partie plus que primordiale, les souvenirs d'Afrique du Sud ressurgissent. La Suisse subit un peu le jeu, visiblement une consigne tactique pour éviter les contres comme face a la France et Équateur... Shaqiri libère rapidement les Suisses et les supporters sont en feu après le deuxième.. A la mi temps il y a toujours la crainte du but équatorien de l'autre côté.. Chacun se tient informé. On compte sur un Brésilien écouteurs sur les oreilles dans le secteur suisse. Au final, on aura concédé énormément d'occases en deuxième mais Benaglio fera le job et là, c est l'euphorie!"

Une heure après la fin du match, la sécurité demande aux Suisses de quitter le stade.

 

Pour Lianel Gay, la Coupe du monde débute vraiment avec cette qualification. Le supporter invétéré croit dur comme fer. "Je fais  déjà les calculs si on passe contre qui on va tomber en quart, où est le match quel avion je devrais prendre. Ça va être très dur, mais c'est maintenant que le vrai tournoi commence et cette phrase bateau prend tout son sens: "sur un match tout est possible".

Le lendemain, pour se remettre de ses émotions, notre Valaisan s'est offert une petite visite de la forêt amazonienne.

"J'ai appris à ce paresseux les chants des supporters de la Nati." Et puis, samedi, Lianel s'est envolé, comme des milliers d'autres Suisses, vers Sao Paulo, pour préparer la rencontre de mardi face à l'Argentine. Il y retrouvera à nouveau son pote valaisan Thomas Schürch, journaliste et globe-trotter. "En attendant je rêve toujours de revenir a Rio mais cette fois pas forcément pour visiter. Oui je rêve, mais si moi je n y crois pas, qui pourrait y croire?"

 

 

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