Le plus dur est fait pour l'équipe de Suisse

13 avr. 2008, 12:00

L'équipe de Suisse de Coupe Davis a sans doute fait le plus dur en Biélorussie, au deuxième tour de la zone Europe-Afrique. Elle mène 2-0 après le surprenant succès fêté par Stéphane Bohli face à Max Mirnyi (6-4 6-4 7-6) et celui, plus logique, de Stanislas Wawrinka sur Uladzimir Ignatik (4-6 6-1 7-6 6-2).

La formation helvétique, qui bénéficie du soutien d'une cinquantaine de supporters dans le Football Manege de Minsk, pourrait ainsi décrocher son ticket pour les barrages d'accession au groupe mondial (du 19 au 21 septembre) dès le double. Yves Allegro et Wawrinka aborderont ce match avec le vent en poupe.

«C'est le score parfait. C'est inespéré», lâche le capitaine Severin Lüthi. La pression sera en revanche grande aujourd'hui sur les épaules de Max Mirnyi et Vladimir Voltchkov, dont la non-titularisation en simple est sans doute due à une forme physique des plus précaires. «Heureusement, il s'agit d'une compétition par équipes. Tout peut encore arriver aujourd'hui et demain», assure un Mirnyi optimiste.

Wawrinka a fait preuve d'un sang-froid remarquable dans le match piège qui l'opposait au 601e mondial. Porté par les quelque 4900 Biélorusses massés dans le Football Manege et par l'insouciance de ses 17 ans, Uladzimir Ignatik a évolué sur un nuage pendant le premier set. Le tenant du titre junior de Roland-Garros profitait ensuite d'un «coup de chaud» de son adversaire pour effacer une balle de set à 4-5 dans la troisième manche et se relancer complètement.

Wawrinka refroidissait toutefois à chaque fois les ardeurs du public. Le Vaudois s'adjugeait aisément le deuxième set puis maîtrisait à la perfection le tie-break du troisième (7-2), alors qu'il avait perdu la maîtrise de ses nerfs dans le dixième jeu en raison des cris qui suivaient chacune de ses premières balles de service manquées.

«Il nous fallait un point en dehors des deux que devrait remporter Stan en simple. Je suis fier d'avoir apporté ce premier point à la Suisse», relève Stéphane Bohli (ATP 168), qui a bouclé l'affaire sans trembler. Le Genevois a parfaitement profité des circonstances: trop juste sur le plan physique, Max Mirnyi (ATP 188) n'a même pas pu compter sur son service pour faire illusion. / si