Comment la Suisse peut profiter du plan de relance de l’Union européenne

Mardi matin, après 4 jours de tractations, les 27 pays de l’UE se sont mis d’accord sur un méga-plan de relance qui vise à soutenir les économies frappées par la crise du coronavirus. La Suisse peut-elle en tirer profit?

22 juil. 2020, 10:59
La présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel se sont montrés très satisfaits de l'accord trouvé.

Le plan de relance, c’est quoi?

750 milliards d’euros. C’est la somme – record – du plan de relance l’Union européenne, basé pour la première fois sur un endettement commun. L’objectif est de contrer les conséquences de la crise du coronavirus. Et d’aider immédiatement les pays les plus touchés à se remettre sur pied. L’Italie et l’Espagne reçoivent ainsi les plus grandes sommes, respectivement de 172 et 140 milliards. Les 27 dirigeants se sont aussi accordés sur un budget 2021-2027 de 1074 milliards.

 

D’où vient tout cet argent?

Au nom des 27, la Commission européenne emprunte directement les 750 milliards sur les marchés financiers. Cette somme se compose de deux éléments: des subventions, à hauteur de 390 milliards, qui devront être remboursés collectivement par tous les pays membres de l’UE; et des prêts, à 360 milliards, qui pourront être remboursés par le pays demandeur. Des Etats vont aussi contribuer à ces fonds en versant eux-mêmes des parts.

 

Qu’est-ce que ça signifie pour la Suisse?

Si la Suisse ne fait pas partie de l’UE, l’accord va indirectement toucher l’économie suisse. Et c’est l’industrie exportatrice qui devrait particulièrement en profiter, notamment grâce à la stabilisation de l’activité en Allemagne. «C’est une bonne chose, car nous sommes très dépendants de ce pays», a déclaré Sandro Merino, directeur des investissements à la Banque cantonale de Bâle, au 20 minutenInterrogé par la RTS, le directeur de l’entreprise genevoise Kugler Bimetal, qui exporte 60% de sa production chez des clients européens, se dit soulagé et estime que l’accord évite surtout un effondrement de l’euro face au franc suisse.