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Villeret maintient la tête hors de l'eau malgré la précarité

Avec un budget 2009 équilibré, la commune de Villeret estime avoir digéré le choc provoqué par la baisse des revenus provenant de son principal contribuable, l'entreprise Straumann. Si sa situation financière reste précaire, elle envisage pourtant de réduire sa quotité d'impôt après 2010.

20 nov. 2008, 12:20

Thierry Sartori, le secrétaire municipal de Villeret, estime que le choc provoqué par la baisse de 1,4 million des rentrées d'impôts provenant de l'entreprise du fabricant d'implants dentaires Straumann est digéré. Il y a une année, la commune s'était vu amputer d'une très grande partie de ses recettes fiscales par son principal contribuable. Partant, elle avait dû relever sa fiscalité pour éviter de se trouver à découvert.

Pour l'élaboration de son budget 2009, elle a cependant pu compter sur quelques surprises de bon aloi et une stabilisation de sa situation financière. Ces chiffres - un déficit de 20 000 francs pour un total de charges de 4,3 millions - seront soumis à l'assemblée municipale le 15 décembre prochain. Sans modification de taxes ni de quotité.

Les 175 000 francs restant à la fortune nette ne permettent pas à Villeret d'envisager l'avenir avec sérénité. Toutefois, la volonté avouée du Conseil municipal reste de baisser la quotité d'impôt, augmentée en début d'année de quatre dixièmes. «Nous nous donnons deux ans au moins pour y voir plus clair», explique Thierry Sartori. «Le Conseil municipal sera surtout vigilant en ce qui concerne les charges salariales. Mais nous ne pouvons rien promettre. L'appréciation de la situation reste difficile à moyen terme.»

La commune a pu réduire ses charges en 2009, en particulier dans le domaine de la prévoyance sociale. «Les contributions que nous versons au canton pour l'AVS et l'AI tomberont en 2009», explique encore Thierry Sartori. «En revanche, le domaine des prestations complémentaires subira une légère augmentation.»

La commune a aussi pu diminuer ses charges d'enseignement de 10%, par la simple réorganisation du syndicat scolaire qui l'associe à Cormoret et à Courtelary. Elle a aussi pu diminuer ses dépenses dans les domaines de l'administration et du trafic, sans que sa population ait à en pâtir.

Thierry Sartori explique aussi que la crise financière a incité la commune à rencontrer la direction de Straumann pour évoquer l'avenir de son unité de production au village. Celle-ci, qui ne paie plus beaucoup d'impôts à Villeret depuis sa réorganisation interne, s'est montrée confiante. «Ils sont optimistes pour 2009», déclare Thierry Sartori. «Mais, comme nous dépendons moins d'eux, une éventuelle catastrophe chez eux nous affecterait moins que par le passé. De plus, les comptes 2008 se révéleront meilleurs que prévu.» /PHC

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