Vers une fusion des banques Raiffeisen

07 avr. 2008, 12:00

La Banque Raiffeisen du Haut-Doubs, qui couvre le secteur du Noirmont, des Bois et de La Ferrière, a tenu son assemblée générale vendredi soir au Noirmont. L'exercice 2007 a été qualifié de bon par le directeur François Magnin. Le bilan a passé le cap symbolique des 90 millions de francs, en augmentation de 2,9%, pour un bénéfice net record en progression de 4%, à 54 225 francs, par rapport à l'exercice précédent. Le bénéfice brut s'est, lui, établi à 443 231 francs. «La concurrence est vive, mais on se maintient», s'est réjoui le directeur.

La principale information de la soirée donnée par Louis Girardin, président du Conseil d'administration, concerne l'éventuelle fusion qui interviendra l'an prochain entre les trois établissements du Haut-Plateau. Cette union à trois entre la Banque Raiffeisen du Haut-Doubs et les sociétés coopératrices voisines des Franches-Montagnes Centre (Saignelégier, Les Breuleux, Montfaucon et Saint-Brais) et Courtival (Les Genevez, Saulcy et Lajoux) ferait de la nouvelle entité, pour quelque temps du moins, la plus grande Banque Raiffeisen du Jura. Une commission est à pied d'œuvre pour préparer le terrain en vue de ce rapprochement.

Les sociétaires de la banque seront invités à voter sur ce sujet lors de la prochaine assemblée générale. «Cette fusion est dans l'air du temps, notamment pour satisfaire aux exigences accrues en matière de controlling», souligne François Magnin. «Cela nous fera aussi gagner en efficacité.» A relever que cette fusion n'entraînerait pas de suppressions d'emploi. Au contraire, deux ou trois postes pourraient même être créés, mais certains membres du personnel seront sans doute amenés à se déplacer vers Saignelégier, qui deviendrait le centre névralgique des activités de la banque.

Côté chiffres, les prêts hypothécaires de la Banque Raiffeisen du Haut-Doubs ont atteint un nouveau sommet avec une hausse de 5,2% par rapport à 2006, et ce malgré une politique prudente en matière de crédits et la forte concurrence dans ce domaine, qui constitue l'activité de base de la banque. «La marge d'intérêts a aussi diminué sous la pression de la concurrence», note François Magnin. Enfin, la banque a poursuivi la réduction de ses charges d'exploitation, qui ont diminué de 3% pour s'établir à 1,2 million de francs. Des investissements ont notamment servi à la création d'un local d'archives au Noirmont. /mmo