Une seule commune pour le Clos du Doubs?

Les huit communes du Clos du Doubs monteront-elles dans le train de la fusion lancé l'an dernier dans les Franches-Montagnes? Réponse ces deux prochaines semaines. Lundi prochain, Saint-Ursanne sera la première commune à se prononcer et Soubey la dernière, le 17 avril. Initiées au mois de juin dernier aux Franches-Montagnes avec l'union de Montfaucon avec Montfavergier, puis de Saignelégier avec Les Pommerats et Goumois et, enfin, de Muriaux et du Peuchapatte au mois de novembre, les fusions de communes dans le Jura franchiront une nouvelle étape dès lundi.

03 avr. 2008, 12:00

Après les soirées d'information données en février par le groupe de travail qui planche depuis 2004 sur le projet, Saint-Ursanne sera en effet la première des huit communes du Clos du Doubs à se prononcer sur la fusion avec sept autres localités des bords de la rivière franco-suisse. Les autres assemblées décisionnelles sont respectivement agendées le lendemain à Epiquerez, puis mercredi et jeudi prochains à Montmelon et Montenol. La semaine suivante, ce sera au tour des citoyens d'Ocourt (lundi 14 avril), Epauvillers (15 avril), Seleute (16 avril) et Soubey (17 avril) de rendre leur décision.

Si toutes les communes acceptent cette fusion, la nouvelle entité verra officiellement le jour le 1er janvier et s'appellera Clos du Doubs, avec une administration en grande partie centralisée à Saint-Ursanne. Les villages et hameaux conserveront bien entendu leur dénomination. Seule conséquence, les Franches-Montagnes perdront trois communes (Epiquerez, Epauvillers et Soubey), puisque la nouvelle commune mixte sera rattachée au district de Porrentruy.

Le fait de changer de district semble être la seule pierre d'achoppement de cette union, certains habitants se montrant peu enthousiastes face à cette perspective. A quelques heures de premier vote, Albert Piquerez, maire d'Epiquerez et président du comité intercommunal de fusion, se veut toutefois optimiste: «On a essayé d'informer le mieux possible la population. On a vu une bonne participation et les gens étaient intéressés. Peut-être que certaines communes sont plus réticentes que d'autres, mais on est confiant.»

Face au scepticisme de certains, Albert Piquerez rappelle qu'il s'agit avant tout d'un changement administratif et que les habitants ne perdront pas leur identité. «Ça ne change rien, chaque village subsistera avec ses activités associatives et sa vie locale», souligne-t-il. Le président du comité intercommunal du Clos du Doubs ajoute que les communes doivent se regrouper car leur gestion a passablement changé et évolué. Et il est également de plus en plus difficile de renouveler les autorités. «On est contraint de faire quelque chose», note-t-il. Avec la fusion, l'exécutif de la nouvelle entité sera composé d'un maire et huit conseillers, au lieu de huit maires et 34 conseillers actuellement.

Certaines communes diront-elles «non» au moment fatidique, comme on l'a vu à Rocourt et Grandfontaine lors de la toute récente fusion en Haute-Ajoie? Réponse dans deux semaines. / MMO