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Un Imérien pour tenter d'endiguer la chute

L'Imérien Alain Pantet vient d'être nommé président de l'Association des samaritains de Bienne, du Jura bernois et du Jura (ASBJBJ). L'occasion de se soucier d'une association qui voit le nombre de ses membres diminuer gentiment mais sûrement.

18 avr. 2009, 08:00

Les chiffres sont clairs: à la fin des années 80, l'ASBJBJ comptait 35 sections et 455 membres. Aujourd'hui, elle en dénombre 18 - certaines sections ont fusionné, d'autres ont disparu -, respectivement 350. Pour l'Imérien Alain Pantet (65 ans), qui a été élu à la tête de l'association lors de l'assemblée des délégués du 28 mars à Saint-Ursanne et qui remplace Jean-Charles Zannato (Vicques), les tâches des samaritains ne sont pas vraiment de nature à intéresser les jeunes.

«Sans vouloir généraliser, je pense que le fait de se dévouer pour autrui n'est pas tellement dans l'esprit de la jeunesse actuelle. Et puis, s'occuper de quelqu'un est compliqué. On a toujours peur de mal faire.»

Dans ce contexte, l'objectif qu'Alain Pantet espère atteindre au cours de son mandat de trois ans - renouvelable - coule de source: «Je souhaite limiter les dégâts en ce qui concerne la diminution des membres et des sections.»

Pour que ces dernières, justement, ne se voient plus contraintes de mettre la clé sous le paillasson ou de fusionner en raison du manque de relève, l'ASBJBJ lance ces jours une campagne de sensibilisation lors de laquelle elle entend faire connaître ses activités à la population. Mentionnons la desserte des postes sanitaires durant les manifestations sportives et culturelles, les cours d'urgence chez les petits enfants, l'aide à domicile pour les personnes âgées ou encore la participation aux campagnes de don du sang. «Et l'on rend également attentives les entreprises au fait qu'on peut les aider à former leurs sanitaires d'entreprise», ajoute Alain Pantet. En outre, les cadres de l'ASBJBJ sont actuellement formés par la Croix-Rouge quant aux mesures à prendre en cas de pandémie. «Le jour où ce genre de catastrophe se produira, nos sections auront besoin de monde», souffle Alain Pantet.

De quoi, si l'on peut dire, rendre relativement optimiste pour l'avenir le nouveau président: «Je pense que l'on aura toujours besoin de samaritains. Mais l'amateurisme va petit à petit disparaître et l'on va tendre vers une certaine professionnalisation.» /GBU

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