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Ulrich Kämpf s'en va après 20 ans

Ulrich Kämpf rendra son tablier le 31 décembre prochain. Le maire de Villeret était en place depuis le... 1er janvier 1990. Même pas usé par 20 ans de mairie, il dit vouloir laisser la place aux jeunes. Et non, il ne regrette rien.

17 nov. 2009, 04:15

Après 20 ans passés à la mairie de Villeret, Ulrich Kämpf ne se représentera pas le 29 novembre prochain. Par conséquent, il quittera ses fonctions à la fin de l'année. L'âme en paix. Parce que, dit-il, «s'il y avait eu beaucoup de points négatifs, je ne serais pas resté aussi longtemps.» L'homme est logique. Une qualité qu'il doit, selon lui, à son métier d'agriculteur. Et qui lui a valu, peut-être, cette réputation de maire autoritaire, voire dictatorial. «Ce n'est pas ça, mais lorsque l'on présente une idée, il faut le faire de façon claire et nette», se défend-il. Ce boulot à la tête d'un exécutif, forcément, a toujours plu à Ulrich Kämpf. «Pas pour le côté politique des choses, mais parce qu'œuvrer pour son village est important», assure-t-il. Une charge qu'il supporte depuis le 1er janvier 1990, sans parler des huit ans passés en tant que conseiller municipal, de 1974 à 1981.

Le 31 décembre, Ulrich Kämpf prendra donc sa retraite politique. «Je n'arrête pas parce que j'en ai ras-le-bol, mais parce qu'il est temps de transmettre le témoin aux jeunes», souffle-t-il. Pas lassé pour un sou, le futur ex-maire part surtout sans regret. Ses motifs de satisfaction? Le fait que sous son règne, aucun objet soumis à l'assemblée municipale n'ait été rejeté. Ou qu'un village comme Villeret, qui compte un peu moins de 1000 habitants, abrite encore à l'heure actuelle quelque 500 places de travail. «En 20 ans, on n'a perdu aucun emploi, ou ceux perdus ont été remplacés», se réjouit-il. Mais attention, Ulrich Kämpf ne souhaite en aucun cas tirer la couverture à lui. «Je n'ai jamais aimé dire ‹je›, car au Conseil municipal, nous sommes sept membres», rappelle-t-il.

Naturellement, des mauvais souvenirs, Ulrich Kämpf en garde quelques-uns en mémoire. A commencer par le départ de Cartier, en 2003, après dix ans d'exonération fiscale. Ou, dans le même registre, la révision de l'organigramme de l'entreprise Straumann, en 2007, qui a fait perdre à la commune quelque 1,5 million de francs d'impôts par année. «C'était une véritable tuile que l'on a dû digérer, se souvient-il. «On a bien essayé de discuter avec les dirigeants de Straumann, mais ils avaient légalement le droit d'agir de la sorte.» Pour compenser cette perte, le Conseil municipal a tout de même obtenu de la population une hausse de la quotité de quatre dixièmes. «Je la remercie pour cela», souffle le maire.

A 67 ans, avec une telle expérience à la tête d'un exécutif, Ulrich Kämpf est bien placé pour parler de l'évolution des mentalités. «Gamins, on nous disait: ‹Un homme, une parole›. Maintenant, ce n'est plus comme ça. Vous envoyez un courrier à quelqu'un, vous devez garder trois copies à la maison par sécurité», déplore-t-il. Le maire pointe aussi du doigt l'utilisation toujours plus fréquente des téléphones portables, lui qui n'en possède pas. «Je trouve que les contacts humains sont importants. Mais aujourd'hui, on prend des décisions par téléphone ou même par SMS...» Pourtant, Ulrich Kämpf le promet: s'il avait rempilé pour un mandat supplémentaire, il se serait mis à l'informatique. /GBU

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