Transférer Moutier met à mal les collaborations avec les communes voisines

Le climat n'est pas au beau fixe entre la cité prévôtoise et les communes de sa couronne, à l'exception de Belprahon. Le Conseil municipal considère à ce stade que les huit communes du Grand Val ne souhaitent pas poursuivre les collaborations une fois la ville devenue jurassienne.
09 mai 2022, 11:28
L'hôtel de ville de Moutier, siège des autorités communales.

Le Conseil municipal de Moutier a annoncé ce lundi 9 mai prendre acte de la volonté «affirmée» des exécutifs de huit communes voisines restées bernoises de remettre en cause les collaborations qui existent à ce jour, un fois le transfert de la ville dans le canton du Jura terminé. Une décision qu'il dit regretter. Mais il entend donner la priorité au passage de la ville dans le Jura.

Les communes de Roches, de Perrefitte, d'Eschert, de Grandval, de Crémines, de Corcelles, de la Scheulte et d'Elay ont refusé en mars dernier de répondre à un questionnaire du Conseil municipal pour dresser un état des lieux des collaborations intercommunales. Elles estiment que Moutier a choisi de se détourner d'un avenir commun avec sa décision de rejoindre le canton du Jura.

Les huit communes du Conseil intercommunal du Grand Val avaient refusé de répondre, car elles ne souhaitaient pas «servir d'alibi ni d'être intégrées d'une façon ou d'une autre dans le cadre du processus de négociation et de transfert dans lequel seule la commune de Moutier est engagée».

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Collaborations menacées

«La Ville de Moutier avait besoin de ces informations pour orienter l'Etat jurassien qui travaille actuellement au dimensionnement de certaines prestations publiques», explique le Conseil municipal. Les thèmes choisis allaient de l'école à la politique de l'enfance en passant par la sécurité ou les transports publics.

Pour les autorités prévôtoises, l'idée était de construire un avenir avec elles, pas seulement avec le canton du Jura. Mais le Conseil municipal considère que l'absence de positionnement de ces huit communes correspond à la volonté de ne pas poursuivre les collaborations.

L'exécutif prévôtois espère malgré tout que la situation évolue. Il a donc donné un délai d'un mois supplémentaire aux communes qui verraient un intérêt au maintien de certaines collaborations pour se positionner. L'avenir de l'école secondaire n'est pas remis en cause par une éventuelle disparition des collaborations.

par Keystone - ATS