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Séance d'information peu fréquentée

18 mars 2008, 12:00

Une vingtaine de personnes à tout casser. La séance d'information organisée hier soir par le Conseil communal de Delémont et qui portait sur l'accueil des gens du voyage dans le chef-lieu (voir notre édition du 14 mars) a suscité un intérêt très relatif. Le ton est monté une fois quand un conseiller communal a délaissé sa casquette de politique pour parler en «simple» citoyen: «En tant que Delémontain, je suis fier de cette ouverture. La ville a tout à gagner de la présence des gens du voyage.»

En entendant cela, quelques participants ont failli s'étrangler. «Que peuvent-ils nous apporter de bien?», lui a rétorqué un autre «simple» citoyen. «Ces gitans qui viennent dans le Jura ont des Mercedes avec des plaques françaises. Nous sommes justement à un quart d'heure de la frontière. Pourquoi ne vont-ils pas en France?» Le chef du Service des communes Jean-Louis Sangsue et un représentant de la police cantonale ont expliqué combien la cohabitation entre la population locale et les gens du voyage était pénible. Le problème des sanitaires a été évoqué. Idem pour celui de l'électricité, du portail à l'entrée, des mesures antibruit, etc. Et bien évidemment, on a parlé gros sous. Il a été rappelé que le plan spécial cantonal, qui prévoit l'aménagement d'une aire d'accueil pour les gens du voyage dans le secteur des Prés-Roses, était de la compétence unique du canton. C'est lui qui va en supporter les frais et la gestion. C'était d'ailleurs la condition pour que le Conseil communal delémontain préavise favorablement. Le Conseil de ville aura lui aussi l'occasion de donner son point de vue. Au final, le Gouvernement tranchera cet automne.

«Delémont représente une opportunité. La seule», a soufflé Jean-Louis Sangsue. La situation actuelle à Bassecourt est devenue intenable. / gst

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