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Quand le mirage devient miracle

16 avr. 2009, 10:22

Erwin Mathys, opticien à Malleray, résidant à Sorvilier et ornithologue à ses heures, a tout d'abord cru qu'il était victime d'un mirage en apercevant, dans son verger, samedi dernier aux environs de 17h, une huppe fasciée. Pourquoi un mirage? Tout simplement parce que cet oiseau n'a jamais vécu dans la chaîne jurassienne et a pratiquement disparu de notre pays (Seeland ou Valais), depuis presque un siècle!

Quelques-uns de ses voisins l'ayant également aperçu, ce passionné de la gent ailée a réalisé que ce n'était pas un mirage, mais un miracle...

En effet, cet oiseau migrateur, qui rejoint l'Europe en avril pour la quitter en septembre et passer l'hiver en Afrique tropicale, ne trouve plus en Suisse les conditions idéales à sa survie. Les arbres fruitiers à hautes tiges, dans lesquels il avait l'habitude de nicher ont, pour la plupart, été abattus, sans compter la difficulté de trouver sa nourriture, larves de hannetons et insectes divers. On le trouve encore dans des endroits, tels que la Camargue ou les Baléares. Des efforts sont entrepris en Valais, avec la pose de nids artificiels dans le Bois de Finge, dans le but de réintroduire cet oiseau élégant de la grandeur d'un merle, au plumage roux, dont les ailes sont barrées de noir et de blanc, doté d'une crête de plume sur la tête.

Erwin Mathys, considéré comme le médecin des oiseaux, n'a pas chômé ces derniers mois. Il a hébergé, dans sa station de soins, amenés par les gardes-faune de la région Frédéric Maeder et Louis Tschanz, de nombreux oiseaux diurnes ou nocturnes, dont la survie était menacée par l'hiver rigoureux que l'on vient de vivre.

Actuellement, il projette d'organiser des séances d'informations sur la faune ailée indigène, complétées de sorties dans la nature, afin d'initier sur les comportements à adopter, notamment en cas de découverte d'oiseaux blessés. /jdj

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