Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Nicolas Wuillemin licencié

Les grévistes sont prêts à négocier. Ils attendent un signe du conseil d'administration Le président de la délégation du personnel de Swissmetal, Nicolas Wuillemin, a été licencié hier avec effet immédiat. Figure charismatique du mouvement, il avait reçu la semaine dernière un courrier recommandé, à retirer jusqu'à avant-hier. Ce qu'il a fait hier après-midi.

08 févr. 2006, 12:00

Mais pour le porte-parole des grévistes, le contenu de la missive ne faisait aucun doute. Il avait reçu une première lettre d'avertissement, le menaçant de licenciement s'il poussait ses collègues à la grève. Le chef du personnel lui rappelait dans la foulée qu'il avait l'obligation de faire respecter la convention collective de travail qui postule la paix absolue du travail. Il lui rappelait également ses devoirs contractuels, précisant que s'il ne s'y tenait pas, cela serait considéré comme une «faute grave».

La direction a mis ses menaces à exécution. Reste que si Nicolas Wuillemin ne fait officiellement plus partie du personnel, les grévistes entendent bien continuer à pouvoir compter sur lui. Et comme ils ont posé, entre autres conditions, l'annulation de tous les licenciements prononcés depuis le 18 janvier, Nicolas Wuillemin devrait encore être de la partie pour la ronde des négociations. Si le conseil d'administration accepte d'entrer en matière.

Délégation désignée

De leur côté, les grévistes sont prêts à entamer des négociations. Au 14e jour de grève, les commissions ont désigné la délégation qui aura la tâche d'entamer les tractations avec le conseil d'administration. La délégation des grévistes sera composée de neuf personnes et sera accompagnée par quatre représentants d'Unia.

Ces derniers ont défini le cadre de ces futures négociations. Les deux points principaux restent le respect du protocole d'accord, signé en novembre 2004, pour mettre fin à la grève et qui prévoit notamment un développement équilibré des deux sites, ainsi que l'annulation de tous les licenciements annoncés.

Hier après-midi, Nicolas Wuillemin a fait part à ses collègues de son impression de désarroi du conseil d'administration. D'un côté, Martin Hellweg continue de claironner haut et fort qu'il entend mener sa stratégie jusqu'au bout avant de quitter le navire. Mais de l'autre, Friedrich Sauerländer aurait laissé entrevoir une alternative, avec une éventuelle arrivée aux commandes de l'actuel vice-président de la direction Daniel Brendel.

Comme l'a relevé Nicolas Wuillemin, Friedrich Sauerländer n'a pas caché que cette grève met Swissmetal dans une situation catastrophique, avec des clients qui sont en train d'aller se fournir auprès de la concurrence.

Le conseil d'administration, qui, jusqu'à présent, s'était toujours refusé à négocier avec le personnel de Reconvilier aussi longtemps qu'il ne se remettrait pas au travail, est-il prêt à lâcher du lest et à entamer des négociations? Mystère. Contacté hier soir, Swissmetal n'en dira pas plus pour le moment. / POU-Journal du Jura

Votre publicité ici avec IMPACT_medias