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Nicolas Hayek a séduit les entrepreneurs de demain

Nicolas Hayek a rencontré hier après-midi une centaine de jeunes étudiants jurassiens et bâlois à Delémont. Organisé dans le cadre du rapprochement entre le Jura et les hautes écoles du nord-ouest de la Suisse, ce débat a permis aux entrepreneurs de demain de constater que le président du Swatch Group a conservé toute sa fougue et son humour. «N'ayez pas peur de me poser des questions critiques.» Invité hier après-midi par le Conseil des jurassiens de l'extérieur à débattre avec de jeunes étudiants jurassiens et bâlois à l'école professionnelle de Delémont, Nicolas Hayek a d'emblée donné le ton. Le président du Swatch Group, qui vient de fêter ses 80 ans le 19 février, s'est prêté durant plus d'une heure avec un plaisir certain au jeu des questions-réponses avec ceux qui succéderont peut-être un jour à sa longue success story.

07 mars 2008, 12:00

Intitulé «Stars d'aujourd'hui et demain», ce forum a été mis sur pied dans le cadre de la plate-forme de collaboration initiée le 28 janvier entre les hautes écoles du nord-ouest de la Suisse et le canton du Jura. Un rapprochement avec les voisins rhénans qui vise à développer le bilinguisme et la mobilité des jeunes Jurassiens en les encourageant à suivre leur formation supérieure à Bâle. Devant un parterre composé d'une centaine d'élèves du Lycée cantonal, de l'Ecole de commerce de Delémont, de la division technique du Centre professionnel de Porrentruy et du Gymnase de Liestal, Nicolas Hayek a répondu à une dizaine de questions auxquelles ont prêté une oreille attentive les ministres jurassiens Elisabeth Baume-Schneider, Philippe Receveur et Michel Probst et des représentants des milieux universitaires bâlois.

Revenant sur son parcours professionnel, le président du Swatch Group a préféré se définir comme «un être humain normal» plutôt que comme un symbole de réussite. Et à l'entendre, il a conservé intacte son âme d'enfant. «Je crois au père Noël et aux contes de fées», a-t-il lancé à ses auditeurs amusés et conquis. Plutôt qu'un patron avide de gains mirobolants, Nicolas Hayek a dit avoir pour objectif de créer des emplois et non pas un empire: «L'argent est un instrument de travail, comme un pinceau pour un artiste. J'ai vraiment à c?ur de faire le bien des gens qui m'entourent.»

Quand une jeune fille lui a demandé s'il investissait beaucoup d'argent dans l'écologie, l'homme qui a mené au succès les 156 industries du Swatch Group n'a pas manqué de rappeler qu'il avait investi 21 millions dans les énergies renouvelables en créant l'an dernier sa nouvelle holding Belenos Clean Power. Il en a d'ailleurs profité pour annoncer que les recherches menées sur la pile à combustible avançaient à grand pas. «Nous naviguons tous sur le même vaisseau spatial et nous sommes en train de le détruire avec les émissions de CO2», a-t-il souligné. A sa fibre écolo s'ajoute également l'importance des langues et de la communication. Nicolas Hayek a dit d'ailleurs regretter que l'anglais soit «malheureusement» la langue «officielle» du groupe: «J'aurais préféré le français, il y a beaucoup plus de nuances.»

Nicolas Hayek n'est en tout pas prêt de poser son attaché-case. «Je n'ai jamais travaillé», a-t-il plaisanté avant d'adresser un dernier message aux futurs entrepreneurs: «Gardez votre liberté individuelle et ne vous laissez pas impressionner par ce que les autres vous disent». Un exemple à suivre. / MMO

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