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Les sociétés de tir débordent d'activités

12 mars 2011, 11:19

Les sociétés de tir du Jura bernois, qui se réunissent aujourd'hui à Péry, représentent l'un des sports les plus populaires du pays. Loin d'être en reste, la région est une terre promise pour les amis de la gâchette. Elle abrite même quelques valeureux champions de Suisse!

Qui a quelques accointances avec le tir dans le Jura bernois connaît forcément Robert Cudré-Mauroux. Le gendarme retraité de Courtelary, locomotive des Armes-Réunies, en connaît un bout sur la manière de placer son projectile pile poil dans le mille. Il se vante même d'avoir un jour réussi un 10 dans la cible d'à côté! Robert Cudré-Mauroux a été champion de Suisse en 2000 à Olten avec la société de Courtelary, l'une des plus actives de la région. Fair-play, Robert Cudré-Mauroux reconnaît que d'autres sociétés de la région cartonnent joliment. Et de citer les sections de Diesse, Nods, Plagne, Crémines…

Pourtant, Robert Cudré-Mauroux n'ignore pas que le tir souffre du désintérêt généralisé des jeunes pour la vie associative. «Les anciens sont nombreux et actifs, à l'image de notre vétéran Willy Probst, de Péry. A 93 ans, il est un modèle et amasse toujours des médailles.» Les vétérans, ce sont précisément les protégés de notre homme, qui est administrateur technique au comité bernois et chef de tir des vétérans tireurs du Jura bernois.

Tout va bien chez les anciens, mais qu'en est-il des plus jeunes? «Il y a traditionnellement un trou entre 20 et 40 ans, s'étonne Robert Cudré-Mauroux. Comme si la période d'activités militaires faisait obstacle, ce qui n'est évidemment pas le cas.» Côté jeunesse, cela dépend. Plusieurs sociétés forment des jeunes tireurs. Certaines ont beaucoup de succès, comme Corgémont. A Courtelary, c'est Claude Cudré-Mauroux, fils de Robert, qui se chargera bientôt d'organiser la formation de jeunes.

Si la relève est assurée, que demander de mieux? «On est quand même un peu en souci. Certains villages n'ont plus de stands, des sociétés baissent de l'aile, les installations sont chères et les normes toujours plus exigeantes. On a jusqu'à 2020 pour installer des récupérateurs de balles derrière les cibles. Ce délai est même fixé à l'année prochaine dans les zones de captage d'eau (c'est le cas à Tramelan) et tout ça va coûter cher. Heureusement, les tireurs pourront garder leurs armes à la maison. Pour les membres de nos sociétés cela aurait été un obstacle sérieux, s'il avait fallu les déposer autre part entre deux entraînements ou concours!» /bdr

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