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Les gens du voyage ne mobilisent pas les foules

La séance d'information organisée hier soir par le Conseil communal delémontain sur la problématique des gens du voyage n'a attiré qu'une vingtaine de personnes. Les questions liées à l'aménagement d'une aire d'accueil dans le secteur des Prés-Roses ont été abordées dans une relative sérénité. Le ton n'est monté qu'une fois lorsqu'un conseiller communal a délaissé sa casquette de politique pour parler en «simple» citoyen: «En tant que Delémontain, je suis fier de cette ouverture. La ville a tout à gagner de la présence des gens du voyage.»

18 mars 2008, 12:00

En entendant cela, quelques participants ont failli s'étrangler. «Que peuvent-ils nous apporter de bien?», lui a rétorqué un autre «simple» citoyen. «Ces gitans qui viennent dans le Jura ont des Mercedes avec des plaques françaises. Nous sommes justement à un quart d'heure de la frontière. Pourquoi ne vont-ils pas en France?» Le chef du Service des communes Jean-Louis Sangsue et un représentant de la police cantonale ont expliqué combien la cohabitation entre la population locale et les gens du voyage était pénible. Le problème des sanitaires a été évoqué. Idem pour celui de l'électricité, du portail à l'entrée, des mesures antibruit, etc. Et bien évidemment, on a parlé gros sous. Il a été rappelé que le plan spécial cantonal, qui prévoit l'aménagement d'une aire d'accueil pour les gens du voyage dans le secteur des Prés-Roses, était de la compétence unique du canton. C'est lui qui va en supporter les frais et la gestion. C'était d'ailleurs la condition pour que le Conseil communal delémontain préavise favorablement. Le Conseil de ville aura lui aussi l'occasion de donner son point de vue. Au final, le Gouvernement tranchera cet automne.

«Delémont représente une opportunité. La seule», a soufflé Jean-Louis Sangsue. La situation actuelle à Bassecourt est devenue intenable. /gst

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