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Le témoin est en Algérie...

13 nov. 2007, 12:00

Cinq Africains ont troqué le confort du centre de requérants d'asile de Sonvilier pour celui plus spartiate de différentes geôles. Ils sont tous accusés de trafic de stupéfiants et même de viol, pour l'un d'eux. C'est en prison qu'ils attendent de connaître leur sort depuis près de deux ans. Et leur procès, ouvert hier devant le Tribunal pénal d'arrondissement de Moutier, n'a pas apporté tous les éclaircissements nécessaires à l'appréciation du juge.

Le procès est rendu difficile par l'attitude d'un témoin, lui-même trafiquant, déjà condamné en Suisse avant d'être renvoyé en Algérie. Ce dernier aurait acquis 300 grammes de cocaïne auprès des cinq comparses. Or ceux-ci ont nié et les avocats n'ont pu poser de questions à l'Algérien. Hier, ce dernier a téléphoné en pleine audience depuis Oran pour s'excuser de n'avoir pu se déplacer, faute d'argent et de papiers. Finalement, le tribunal a décidé de faire venir le témoin en avion, pour qu'il puisse être confronté à ceux qu'il accuse. De ce fait, le procès a été suspendu pour la partie qui concerne les stupéfiants.

Avant cette suspension, tous les accusés ont pu s'exprimer. Dans l'immense majorité des cas, ils ont cherché à minimiser leur implication. Pour celui qui est aussi accusé de viol, il ne savait pas ce qu'il livrait. Tous ont mis en doute les déclarations des consommateurs qui les chargent.

Le prévenu renvoyé pour viol a aussi nié. «C'était mon amie et je ne l'ai pas forcée à entretenir des relations sexuelles ce soir-là. D'ailleurs, du côté de Saint-Imier, tout le monde savait que nous étions ensemble», a-t-il expliqué. La victime a pour sa part confirmé sa plainte à huis clos. Et le juge devra décider aujourd'hui de la poursuite de l'instruction pour viol. /ddu

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