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Le pèlerinage de Laure Boillat à La Mecque des scouts

C'est le but avoué de tout scout qui se respecte: effectuer un jour un crochet par Gilwell Park. Pendant presque deux mois, Laure Boillat a vécu dans ce gigantesque et mythique parc de la banlieue de Londres. Engagée en tant que bénévole, l'étudiante des Emibois est rentrée ravie, même si, parfois... C'était hier... Il y a 100 ans exactement, l'Anglais Baden Powell fondait le scoutisme et organisait le premier camp scout. Laure Boillat, 22 ans, est tombée dans la marmite du scoutisme à l'âge de 15 ans. Aujourd'hui, l'étudiante en sciences de l'éducation des Emibois est responsable des scouts Saint-Hubert de Saignelégier. Elle possède également son papier J + S de monitrice.

17 sept. 2007, 12:00

Suffisant pour obtenir un bon de sortie de la part de la Fédération suisse afin de se rendre à Gilwell Park, La Mecque des scouts. L'universitaire a quitté les Franches-Montagnes à la mi-juillet. Elle est rentrée au bercail dimanche dernier. Pendant presque deux mois, Laure Boillat a ?uvré en tant que bénévole dans cet immense parc de la banlieue de Londres qui a accueilli, deux semaines durant, en plein été, un camp international - le Jamboree - qui a rassemblé 40 000 scouts. Gigantesque!

«Nous étions une quarantaine de bénévoles», raconte-t-elle. «Nous nous occupions de l'entretien du parc et de l'animation des activités. Au début, c'était dur. Déjà à cause de la langue. Et puis, certains travaux de nettoyage étaient plutôt astreignants. Mais bon, comme j'étais nourrie et logée. Encore que! On mange tellement mal en Angleterre...»

Son pèlerinage au beau milieu d'un énorme camping peuplé de colonies a débouché sur une expérience fabuleuse. «Il était important pour moi de voir le scoutisme d'ailleurs. La vie en communauté m'a apporté énormément. Un bon scout est quelqu'un qui doit sans cesse se remettre en question, tout en cherchant à se développer et à progresser. Il est aussi primordial que chacun donne quelque chose de soi pour les autres.»

Et la Franc-Montagnarde d'ajouter: «Le scout ne sert pas uniquement à aider les grands-mamans à traverser la route. Il n'a rien à voir avec l'armée non plus, malgré le port de l'uniforme. Nous avons gardé certaines valeurs, mais je crois que c'est également cela qui fait notre richesse.»

Laure Boillat a vu ce qu'était Gilwell Park. «Au fil des années, le parc s'est commercialisé. A mon avis, ce n'est plus le vrai camp scout comme autrefois. Au vrai, je n'amènerai jamais mes louveteaux de Saint-Hubert là-bas. Autant aller avec eux dans les forêts jurassiennes!»

Et se griller un cervelas au bout d'une baguette... / GST

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