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Le mauvais temps raréfie les insectes

17 juin 2008, 12:00

Dans le Jura bernois tout comme ailleurs, hirondelles et martinets ne se nourrissent que d'insectes volants et cette nourriture est également la seule que ces oiseaux apportent à leurs petits. En cas de pluie persistante, les couvées sont ainsi menacées, mais la parade existe pour préserver ces oiseaux bien incapables d'hiverner sous nos latitudes.

La nature est efficace mais souvent cruelle. Aussi, en cas de pénurie marquée de nourriture, les parents cessent de nourrir leurs petits, gardant pour eux leurs maigres trouvailles. Si la situation perdure, les jeunes sont condamnés à mourir. «Ce comportement est égoïste, mais nécessaire à la survie de l'espèce», explique Hannes von Hirschheydt, collaborateur scientifique à la Station ornithologique suisse de Sempach.

Les petits martinets ont cependant une parade qui leur permet parfois de survivre à une vague de mauvais temps: ils abaissent leur métabolisme au point de se passer de nourriture pendant parfois une semaine. Les jeunes hirondelles de fenêtre font pareil, mais ne tiendront que deux ou trois jours. Les hirondelles rustiques n'ont par contre pas cette possibilité mais leurs parents se sont habituées à construire leurs nids à l'intérieur des granges et écuries. Là, ils trouvent encore des mouches même par mauvais temps!

Bien acceptées, les hirondelles rustiques font même souvent la fierté des agriculteurs. En revanche, celles de fenêtre et les martinets, qui choisissent les façades et les bords des toitures, le sont malheureusement moins en raison des salissures. Ces espèces sont sensibles et protégées, rappelle la station ornithologique. Il est par exemple interdit de démolir des bâtiments comportant des nids pendant la saison de nidification. / bdr

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