Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Le Jura n'est pas un paradis, mais ce n'est plus l'enfer!

Le ministre Charles Juillard applaudit des deux nageoires: l'image d'un canton du Jura vorace en matière d'impôt est en passe de disparaître. Le grand argentier entend s'attaquer aux mauvais payeurs. Les arrérages dépassent les 50 millions! Les différentes mesures fiscales introduites depuis 2004 ont eu des effets bénéfiques sur l'attractivité du Jura. L'embellie économique est également une alliée de taille. Ces deux facteurs réunis ont fortement pesé sur le retour au pays de bon nombre de contribuables jurassiens qui s'étaient éclipsés sous des cieux plus favorables.

26 janv. 2008, 12:00

«Nous n'arriverons jamais à rivaliser avec des cantons comme Zoug, par exemple. Mais grâce à ces mesures, le Jura a définitivement perdu son image d'enfer fiscal», a estimé hier le ministre des Finances Charles Juillard. Le paradis, alors? «Entre les deux, il y a le purgatoire!»

La semaine prochaine, les quelque 44 000 contribuables du canton - ils sont toujours plus nombreux - vont recevoir les documents en vue d'établir leur déclaration d'impôt 2007. Ils auront jusqu'au 29 février pour les remplir. L'an dernier, 53% des contribuables (20 063 personnes) avaient choisi le logiciel Jura Tax en lieu et place du papier. Les autorités espèrent atteindre 55% cette année. Contrairement à ce qui s'est produit en 2007, les Jurassiens recevront-ils leur avis de taxation dans des délais convenables? «Les retards seront absorbés à la fin du premier trimestre», a estimé le ministre. «Les nouveaux outils de taxation ont nécessité une formation du personnel. La lenteur du système informatique explique également ces désagréments.» Pour les pallier, entre autres mesures, sachez que l'on travaille le samedi matin dans certains secteurs du Service des contributions!

Charles Juillard a assuré qu'il allait malmener les mauvais payeurs, qui forment certes une minorité des contribuables, mais dont le nombre n'a pas pu être communiqué aux médias. «Les arrérages d'impôt commencent à peser lourd dans les comptes de la République», a regretté le ministre. Ils dépassent les 50 millions. Dès le 1er février, l'intérêt moratoire va grimper de 4% à 5%. Dans les cas extrêmes, des contribuables taxés d'office (entre 800 et 1000 selon les années) n'auront plus la possibilité d'obtenir un arrangement.

Aïe! / GST

Votre publicité ici avec IMPACT_medias