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Le Gouvernement va engager le dialogue

22 nov. 2007, 12:00

Pas question d'entrer en force. Comme il l'avait promis, le Gouvernement jurassien va privilégier le dialogue dans le dossier contesté des nouveaux tarifs de crèche (voir notre édition du samedi 20 novembre). Hier, peu avant la fin de la séance du Parlement (14h), les députés ont adopté par 50 voix contre zéro une résolution du groupe CS-POP +Verts demandant un moratoire sur l'entrée en vigueur de l'arrêté qui fixe ces fameux tarifs. Globalement, ceux-ci sont plus favorables aux bas revenus, alors qu'ils pénalisent plutôt la classe moyenne.

L'exécutif va s'entretenir avec les parties concernées, «les opposants, les directrices des crèches et les maires», a assuré Philippe Receveur à la tribune. Il rendra sa décision avant Noël.

Le ministre des Affaires sociales a toutefois prévenu: «Le Gouvernement n'est pas autiste. Il va s'asseoir à la table des négociations, mais les paramètres qu'on lui sert aujourd'hui, cela fait sept ans qu'il les examine.» Quatre motions et deux postulats ont été déposés hier sur le bureau du Parlement. Les partis politiques sont aux abois. «Malheureusement, cela part dans tous les sens», a regretté Philippe Receveur. «La moitié des arguments annule l'autre. Il faudra trancher.»

Trois possibilités guettent cet arrêté qui irrite le bon peuple: son maintien, son amendement ou son abandon. Le ministre en a ajouté une quatrième: un scénario de rupture, «qui nécessiterait au minimum une année de travail». Afin d'assurer un taux d'autofinancement global de 25% sur l'ensemble des crèches, le Gouvernement doit trouver la solution miracle pour encaisser 2,13 millions de francs. «Elle n'existe pas», dixit Philippe Receveur. Qui a reçu un vibrant hommage de la part du député PLR Serge Vifian: «C'est l'ancien ministre socialiste Claude Hêche qui a porté ce projet. Mais il n'a pas été jusqu'au bout. Je tire mon chapeau au ministre actuel, qui ose l'appliquer. C'est rare, et ça mérite d'être relevé.»

Certains élus prônent une augmentation significative des allocations familiales. D'autres évoquent un cofinancement ou un partenariat public-privé. Il y a ceux aussi qui mélangent tout, tel l'UDC Frédéric Juillerat: «On va voter pour un 3e rail CJ et on n'a pas d'argent pour nos enfants!»

Le matin, avant la séance, députés et ministres avaient été accueillis par environ 150 parents et enfants. La pétition contre cette tarification unique a récolté plus de 5000 paraphes. Enorme. /gst

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