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Le ballet des dameuses des irréductibles du ski

16 févr. 2008, 12:00

A la mi-février, toutes les stations de ski alpin sont fermées. Toutes? Non. Celle des Bugnenets-Savagnières et de ses irréductibles collaborateurs repousse coûte que coûte l'échéance. Avec une potion magique que le druide Alain Cuche, membre du Conseil d'administration de la société des remontées mécaniques, consent à épicer avec de la volonté, du dynamisme et de la générosité.

Voilà maintenant plus d'une semaine que le personnel d'exploitation des sept téléskis, composé en partie d'agriculteurs, travaille sans relâche aux Bugnenets pour offrir une piste aux skieurs. Pour contrecarrer les plans du soleil, il a fallu sortir l'artillerie lourde. Trois tracteurs, une fraiseuse et une machine chargée de pousser la neige ont en effet effectué d'incessants ballets durant cinq matinées. «C'est la première année que nous transportons de la neige de cette manière», relève Alain Cuche. «Chaque matin, nous en déplaçons plus de 500 mètres cubes. Ce qui nous coûte environ 1200 francs à chaque fois.»

Des machines donc, et pas des canons. «Nous y réfléchissons, mais doucement», confie-t-il. «Mais il faudrait une réelle volonté politique. Et puis, nous pourrions connaître des problèmes d'alimentation en eau.» Cette année aurait été propice à l'utilisation de canons pour le bas des pistes. «Pour d'autres, ils ne serviraient à rien», lance le frère de Didier Cuche.

Si les irréductibles des Bugnenets se donnent autant de mal pour maintenir le site ouvert, ce n'est pas pour éviter que le ciel ne leur tombe sur la tête. «Nous pensons aux écoles qui désirent effectuer leur journée de ski», détaille Alain Cuche. Hier matin justement, une quarantaine d'élèves de l'école primaire de Saignelégier avaient chaussé leurs skis, prêts à dévaler les pentes praticables. «La date de cette journée de ski est fixée depuis bien longtemps», explique un accompagnateur. «Nous sommes contents de pouvoir venir ici parce que cette journée a dû être annulée deux ans de suite.» Mais au pied des pistes, l'homme ne semble pas totalement emballé par les conditions. «Nous espérons que c'est meilleur en haut, mais nous allons bien en profiter.»

Dans la mesure où la station est la seule encore ouverte dans la région, on peut penser qu'elle vit une saison du tonnerre. «Elle sera moyenne à bonne», tempère Alain Cuche qui ne souhaite pas s'avancer plus pour le moment.

La saison n'est pas terminée, par Toutatis! / mba

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