La route ne sera pas rouverte avant la fin avril

28 mars 2008, 12:00

Il fallait presque s'y attendre. La H18 entre Glovelier et Saint-Brais ne sera pas rouverte avant la fin avril, au plus tôt. L'éboulement du samedi 15 mars, avec la chute de quelque 400 mètres cubes de pierre juste à la sortie du tunnel de La Roche en direction de Saint-Brais, a des conséquences immenses. A la fois pour les automobilistes, les voyageurs CJ et les contribuables jurassiens, puisque le canton devra tôt ou tard passer à la caisse, même avec l'aide de la Confédération. Casse maximale!

Comme déjà relaté dans ces colonnes, la neige ne facilite pas la tâche des spécialistes. Les travaux de confortation nécessaires au déblaiement ont pu reprendre mercredi dernier, après une pause forcée de quatre jours. «Les reconnaissances sur cordes ainsi que les repérages aériens ont permis aux géologues et géotechniciens d'affiner leur appréhension de la structure», a écrit hier le canton dans un communiqué. En ajoutant: «Il ne sera pas possible, pour des raisons de sécurité, de rouvrir le secteur au public sans prendre d'importantes mesures additionnelles. Plusieurs blocs devront impérativement être ancrés et d'autres instrumentés afin d'être surveillés en permanence.»

Des appels d'offres seront lancés afin de réaliser les différents travaux. Bien évidemment, le site demeure interdit au public. L'itinéraire de déviation par la Courtine reste ainsi valable jusqu'à la réouverture de ce tronçon de la H18. Selon les statistiques à disposition des Ponts et chaussées, ce sont en moyenne 3550 véhicules qui transitent quotidiennement par le tunnel de La Roche. Le trafic ferroviaire n'est pas prêt de reprendre non plus. Rappel: ce n'est qu'une fois la route autorisée au trafic que la ligne CJ pourra être réparée. Mais au préalable, il s'agira de stabiliser les quelque 200 mètres de talus séparant la route de la voie ferrée. Ce travail devrait prendre une semaine ouvrable. Ensuite, la compagnie des Chemins de fer du Jura aura besoin de deux jours pour remettre en état de fonctionnement sa voie bousillée sur plusieurs dizaines de mètres.

«Cinq jours plus deux jours. Concrètement, les trains rouleront à nouveau une semaine complète après les voitures», a calculé l'ingénieur cantonal Jean-Philippe Chollet. Les usagers n'ont donc pas d'autres solutions que de prendre leur mal en patience. Et un deuxième rappel s'impose: la police cantonale a dit qu'elle allait intensifier sa présence - donc les radars! - tout au long de l'itinéraire de déviation.

Mieux vaut la croire! /gst