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La présidente quitte le perchoir

08 mars 2010, 14:51

Comme le temps passe! A la fin de la session de mars, Chantal Bornoz Flück remettra son sceptre de présidente du Grand Conseil. La socialiste en est persuadée: son passage au perchoir lui a permis de vendre sa région au plus juste prix. Selon elle, plus de 90% des Bernois ne pourraient même pas s'imaginer vivre sans le Jura bernois.

Première présidente romande du Grand Conseil depuis la nuit des temps - l'époque post-plébiscitaire -, la socialiste de La Heutte n'a même pas eu besoin de nous réconcilier avec les Bernois. A l'entendre, ils nous aiment d'un amour fou! En tout cas, elle gardera de cette fonction un souvenir ému et enthousiaste. «Cette tâche est astreignante, mais nullement désagréable. Elle nécessite beaucoup d'heures de présence. On passe par des moments extraordinaires et d'extrême concentration. Je suis étonnée d'avoir aussi bien tenu le choc, physiquement et psychiquement.»

On la sent émue, Chantal Bornoz Flück. Dame! La tâche ne présuppose-t-elle pas des instants à forte densité émotionnelle? Quand le parlement vote et arrive à égalité, et que la présidente doit trancher. Ou lorsqu'il faut prononcer l'éloge funèbre de collègues décédés. «Mais il y a des moments de joie intense. Je n'oublierai jamais l'accueil extraordinaire que l'on m'a réservé lors de fêtes populaires.»

A-t-elle été acceptée par les Alémaniques du parlement et de la rue? «Bien au-dessus de ce que j'attendais. J'ai été très touchée par les remarques de sympathie, les remerciements en fin de session. Des collègues m'ont dit avoir adoré mon côté latin, la fraîcheur et la spontanéité que l'on prête aux Romands. Dans les campagnes, on m'a juré qu'on adorait la langue française. Bref, je serais bien en peine de vous mentionner des critiques acerbes.»

Sans vouloir se montrer prétentieuse, Mme la présidente espère avoir fait du bien au Jura bernois. D'où ce regret: voir sa région se recroqueviller sur elle-même. «Quand on voit comme nous sommes accueillis dans l'Ancien canton...» Enfin, Chantal Bornoz Flück a décidé de ne pas briguer de nouveau mandat, estimant qu'il n'aurait pas été honnête d'être réélue et de démissionner après deux sessions. /pab

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