La pluie continue de se faire attendre

A Saint-Imier, la situation n'est pas qualifiée d'alarmante. Mais le faible taux de précipitations de ces derniers mois oblige la population et la Municipalité à user de l'or bleu avec sagesse.

10 sept. 2009, 04:15

Les précipitations se sont montrées très timides cette année dans le Haut-Vallon. Elles ont été à peine plus importantes qu'en 2003, année de la canicule. De janvier à juillet, seuls 549 mm de pluie ont arrosé la région contre 520 mm il y a six ans. Les précipitations de la semaine passée ont fait du bien, mais elles n'effacent pas tout.

Cette situation est prise au sérieux par la Municipalité de Saint-Imier. «Cela n'est pas alarmant et nous n'en sommes pas au stade des restrictions, commente Patrick Adatte, responsable des Services techniques. Mais nous avons souhaité sensibiliser la population à propos de la consommation en eau.» Dans le Haut-Vallon, Saint-Imier occupe une position centrale, puisque la commune alimente celles de Sonvilier et de Renan en eau de secours.

Le réseau d'eau imérien est alimenté par la source de La Raissette. Mais le débit de celle-ci diminue, ce qui oblige la Municipalité à s'adapter. L'eau est donc pompée par une seule pompe au lieu de deux, et durant la journée -ce qui est évité en temps normal vu les prix de l'électricité. «Saint-Imier dispose encore d'un droit de 30% sur le Torrent, une source également utilisée par le Syndicat des eaux des Franches-Montagnes (SEF). Pour l'instant, nous n'avons pas touché à ces 30%. L'option reste ouverte, mais elle serait de toute manière utilisée en coordination avec le SEF», indique Patrick Adatte.

L'eau, avare, et les températures, généreuses, n'aident en rien la fabrication de la glace à la patinoire. Celle-ci a commencé en fin de semaine passée. La moitié des besoins en eau provient du réseau, l'autre moitié de la source La Fiole. Michel Bastardoz, conseiller municipal en charge des bâtiments et des installations sportives, porte, lui, une attention particulière au thermomètre: «Plus il fait chaud et plus la consommation en électricité pour faire la glace est élevée. Donc, plus la facture augmente». Michel Bastardoz espère une glace prête pour le 17septembre.

Du côté de la première équipe du HC Saint-Imier, le retour sur la glace, prévu initialement à demain, sera différé de quelques jours. «Ce qui ne constitue pas un problème majeur», confie Frédy Marti, le chef technique. La formation évoluant en 2e ligue peut profiter de la glace synthétique à Macolin. /MBA