La petite fille qui rêvait d'un chalet là-haut

02 août 2015, 18:46

Certains ne rêvent que de plaine, de foule et de ville. Pour d'autres, le bonheur est dans le pré. La patronne de la Bise de Corgémont, Isabelle Dupasquier, est de ceux-ci.

«Quand j'étais enfant, mon rêve était d'épouser un paysan et d'habiter dans un petit chalet», confie la native de La Heutte, dont la «Petite maison dans la prairie» se situe au sommet du Jeanbrenin. Avec son ami Uwe Steiner, un agriculteur de Cortébert qui se trouvait à l'étroit au milieu du village, elle soigne les estomacs qui se ruent «Chez Isa» depuis le 1er mai 2007 pendant que monsieur s'occupe des bêtes.

La patronne n'en est pas à son coup d'essai et a déjà présidé aux destinées d'une métairie dans le passé. Après un furtif retour en plaine pour exercer son métier de fleuriste à Corgémont, elle a repris de la hauteur. Au fait, pourquoi vient-on dans une métairie? «Pour le contact, l'ouverture et la convivialité. Moi, j'adore m'installer à la table des hôtes. Ils doivent cependant comprendre qu'il me faut parfois regagner ma cuisine.»

En hiver, la Bise de Corgémont accueille son lot de marcheurs, raquetteurs et autres amateurs de peau de phoque. «Nous sommes ouverts toute l'année», insiste-t-elle en relevant que beaucoup croient que tel n'est pas le cas. A part ça, Isabelle Dupasquier œuvre en solitaire. De temps à autre, une copine ou l'une de ses trois filles lui donne un coup de main.

Son compagnon, Uwe Steiner, a bien assez de travail. Dans la famille de ce dernier, on est agriculteur depuis quatre générations à Cortébert. Seulement, voilà, comme la ferme est située au milieu du vieux village, le précité a été confronté à mille difficultés dans nos sociétés modernes et citadines. Et comme il n'était pas question de reconstruire ailleurs, c'est avec soulagement qu'il a pu louer les installations de la Bise de Corgémont à la Bourgeoisie de la commune: «Nous vivons toute l'année en haut et nous redescendons les vaches à la fin de la belle saison à Cortébert», précise-t-il. L'homme s'occupe de 156 génisses en estivage et de 14 chevaux. Dernier arrivé? Un bouc baptisé Jackson, acquis le jour du décès de Michael.

A l'heure de conclure, on s'en voudrait d'oublier la Fête champêtre que l'Isa organise dans son fief les 22 et 23 août. Le samedi, les Alpentaler mèneront le bal dès 20h30. Dimanche, même remarque, mais cette fois avec les Non-Stop-Ländlers-Buechibärg à 11h30. Et pour ceux qui ne comprennent pas l'allemand, un DJ officiera au bar. /pab

La petite fille qui rêvait d'un chalet là-haut