La matière grise imérienne dans deux nouveaux instituts

La Haute Ecole Arc a inauguré hier deux nouveaux instituts de recherche et de développement sur son site de Saint-Imier. Devant 120 acteurs économiques et politiques de l'Arc jurassien, l'établissement a présenté sa matière grise en microtechnique et systèmes de communication. Le rêve absolu de ne consommer qu'un litre d'essence pour faire 1540 kilomètres est déjà une réalité à la Haute Ecole Arc, et plus précisément au sein du nouvel institut des microtechniques industrielles, basé à Saint-Imier. Thierry Robert et son équipe ont mis au point un prototype de voiture pouvant atteindre ce genre de performances, pour le compte du Shell Eco Marathon. La preuve que la matière grise imérienne crée des miracles de technique, pour autant, a expliqué hier le concepteur de cette voiture révolutionnaire, «de ne négliger aucun détail».

11 avr. 2008, 12:00

Avec deux nouveaux instituts, l'un consacré à la microtechnique et l'autre aux systèmes de communication, la HE-Arc mise ainsi sur la recherche et le développement, en étroite collaboration avec le tissu industriel de sa région. Et implanter sa capacité technique à Saint-Imier, au c?ur de l'Arc jurassien, lui permet de lancer une vaste opération de séduction auprès de ses 370 partenaires potentiels. La directrice générale Brigitte Bachelard a ainsi appelé les quelque 120 acteurs économiques et politiques de l'Arc jurassien présents hier à Saint-Imier à utiliser les ressources et la créativité de son établissement. Et sa collaboratrice Fabienne Marquis Weible a souligné également combien la recherche appliquée avait besoin de financement. «Les pouvoirs publics ne nous donnent pas encore suffisamment d'argent», a-t-elle lancé.

Pour aller aussi loin que la voiture imaginée dans ses ateliers par Thierry Robert, la HE-Arc ingénierie doit compter sur sa région. Les trois conseillers d'Etat de l'Arc jurassien, Elisabeth Baume-Schneider pour le Jura, Bernard Soguel pour Neuchâtel et Bernhard Pulver, pour Berne, ont marqué de leur présence l'inauguration de ces deux nouveaux instituts imériens. «Dans un monde globalisé nous avons besoin d'ouverture d'esprit, a plaidé le directeur bernois de l'Instruction publique. «Et nos jeunes chercheurs doivent pouvoir inventer notre avenir». / PHC