Votre publicité ici avec IMPACT_medias

L'UDC Jura promet d'aligner les victoires

Désormais troisième parti du canton, l'UDC Jura est persuadée que le temps va travailler pour elle. Elle pense aussi qu'elle est parvenue à se débarrasser de son image de parti politique diabolique. Au secrétariat, les demandes d'adhésion tombent régulièrement. Bien qu'ayant échoué personnellement au Conseil des Etats, l'UDC Olivier Allimann est aux anges. Déjà, bien sûr, parce que son parti a réussi à imposer Dominique Baettig au Conseil national. Mais le caissier cantonal voit beaucoup plus loin. «Tout simplement, nous sommes devenus le troisième parti du canton. On vient gentiment de mettre la deuxième.»

23 oct. 2007, 12:00

La troisième vitesse est pour demain, selon le citoyen de Courcelon. La machine UDC est donc en marche dans le Jura. Cela s'était déjà vérifié lors des élections cantonales de 2006 avec la création d'un groupe parlementaire (trois députés). La prochaine étape sera celle des communales 2008. «Plusieurs communes vont tomber», assure Olivier Allimann. Mais le même tempère aussitôt: «Des petites communes, principalement dans la vallée de Delémont.»

A ce jour, l'UDC Jura compte quatre sections: à Courfaivre, Courrendlin, Courroux-Courcelon et une pour le district de Porrentruy. Il est très difficile, pour ne pas écrire impossible, de savoir combien de membres compte le parti. Par contre, le caissier insiste: «Deux semaines avant les fédérales, nous avons reçu au moins deux demandes d'adhésion par jour. Désormais, les gens n'ont plus peur de s'afficher à nos côtés. Les citoyens jurassiens ont été tondus ces 15 dernières années et ils en ont marre. Nous sommes également parvenus à chasser cette image de parti diabolique qui nous collait aux basques.»

Plus pour le citoyen, moins pour l'Etat: l'UDC Jura a trouvé son slogan. Au niveau national, elle se positionne plutôt au centre du parti, tendance Adolf Ogi. «Dominique Baettig est un Blochérien», narre Olivier Allimann, «mais ce n'est pas le cas de la majorité de nos membres.»

Pour cette campagne des fédérales, le parti avait à sa disposition une enveloppe de 15 000 francs. «Nous sommes peut-être des néophytes, mais cela va changer», prévient le caissier. Sûr que oui. / GST

Votre publicité ici avec IMPACT_medias