L'avenir en cinq régions

Le canton de Berne devrait à l'avenir être divisé en cinq régions administratives et en onze arrondissements. Le Grand Conseil a accepté, hier, le projet de réforme de l'administration décentralisée. Le dernier mot appartiendra au peuple.

01 févr. 2006, 12:00

Ce partage du canton remplacera les 26 districts, des structures qui datent de plus de 200 ans. Cette réforme prévoit la création de cinq régions administratives, dont une constituée du Jura bernois. La partie francophone formera aussi un arrondissement. Courtelary devrait accueillir le siège de la préfecture.

Le Seeland divisé

Le Seeland, qui formera une région administrative bilingue, sera, lui, divisé en deux arrondissements: l'un bilingue avec Bienne et sa couronne, l'autre germanophone. Une forte majorité des communes du Seeland s'était prononcée en faveur de cette solution, finalement partagée par le gouvernement.

Le Parti socialiste et les Verts Liste libre ont en vain plaidé en faveur d'un seul arrondissement bilingue pour tout le Seeland. Ils ont expliqué que cette division constituait un affaiblissement de la région. La région de Berne sera également divisée en deux arrondissements.

Cette importante réforme entraînera la suppression de 50 emplois et permettra de réaliser des économies de l'ordre de sept millions de francs. Le gouvernement a voulu réorganiser son vaste territoire pour gagner en efficacité. L'UDC s'était en vain opposée hier à l'entrée en matière, estimant que le projet allait affaiblir les régions rurales, où elle est fortement implantée.

Votation cet automne

Les cinq régions administratives assumeront notamment des tâches en matière d'intendance des impôts, d'état civil, de poursuites et faillites et de registre foncier. Les préfets seront les autorités des arrondissements.

Le Grand Conseil bernois a donc accepté en première lecture la modification de la Constitution par 88 voix contre 68 et celle de la loi sur les préfets par 86 à 65 voix. La deuxième lecture aura lieu sans doute lors de la session de mars. Le peuple se prononcera cet automne. / ats