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Deux grands montagnards s'unissent pour soutenir un hôpital népalais

La Gruyérienne Nicole Niquille et l'Imérien Vincent Scheidegger seront à jamais liés par l'hôpital de Lukla, au Népal. Jeudi soir, à Saint-Imier, la fondatrice de l'institution et le sportif donneront une conférence.

22 mai 2010, 08:43

Les meilleurs projets ne naissent-ils pas en toute simplicité? Celui qui lie Nicole Niquille et Vincent Scheidegger a en tout cas vu le jour dans ces circonstances, par l'entremise d'un ami commun. A l'auberge du lac de Taney, gérée à l'époque par Nicole Niquille, cet ami a lancé: «Je connais un petit gars qui court, qui court, et qui a déjà rallié Lahssa à Katmandou. D'ailleurs, il pourrait le faire pour ta fondation. Qu'en penses-tu, Nicole?» La fondatrice de l'hôpital, guide de montagne, s'est empressée de lâcher un «cela serait génial!»

Aujourd'hui, la Gruyérienne dit porter un regard «admiratif» sur ce qu'a réalisé l'Imérien: «Et si je trouvais un qualitatif plus grand, je l'utiliserais. Ce que Vincent a fait est fantastique, tant du point de vue physique que mental. En ayant pratiqué la montagne, je sais combien le mental est important. C'est certain, sur la durée de son périple, Vincent a parfois dû se demander pourquoi il s'était lancé dans cette aventure. Et s'il a continué, c'est parce qu'il est habité par une immense volonté et parce qu'il y avait l'hôpital au bout.» Vincent Scheidegger confirme: «Oui, dans les moments difficiles, l'hôpital a constitué une grande motivation. Je savais pourquoi je courais. J'avais confiance en Nicole et en sa fondation. Ce que Nicole Niquille et son mari ont bâti à Lukla est impressionnant. J'éprouve une forme d'admiration pour Nicole. Car elle avait certainement aussi plein de défis sportifs en tête lorsqu'elle a été stoppée net par son accident. Mais elle a su donner un nouveau sens à sa vie. Aujourd'hui, son objectif, sa raison de vivre, c'est l'hôpital de Lukla. Ce qui me fascine, c'est cette vie consacrée à autrui. Moi, jusqu'à présent, j'ai effectué des démarches plus personnelles. J'aimerais en faire davantage pour les autres à l'avenir.»

L'Imérien ne peut pas s'imaginer ne pas retourner au village de Lukla: «Cette aventure a été une redécouverte du pays et de moi-même. Je souhaiterais m'y rendre à nouveau, en famille. A voir quand.» L'argent amassé en faveur de l'hôpital (lire encadré) sera essentiellement utilisé pour des «camps», durant lesquels des spécialistes (ophtalmologues et orthopédistes) viennent spécialement à Lukla pour une durée de cinq à dix jours. «A chaque camp, nous payons toute une équipe de Katmandou. Et les soins sont gratuits pour les patients», explique Nicole Niquille.

Lukla accueille parfois des soignants occidentaux. «D'ailleurs, nous cherchons des dentistes, car un cabinet dentaire a été installé en décembre», glisse au passage notre interlocutrice. L'Hôpital du Jura bernois et celui de Lukla ont aussi des connexions. L'HJB a non seulement «acheté» un sommet et offert du matériel, mais il recevra, en 2011, une laborantine de l'établissement népalais pour une année de formation. /MBA

Conférence de N. Niquille et de V. Scheidegger, jeudi 27 mai à la salle de spectacles de Saint-Imier (19h30)

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