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Des serviteurs décapants

Représentant à merveille la pop anglaise actuelle, The Servant ont plus que rendu service hier soir à la deuxième soirée du Chant du Gros. Ah, les Anglais et l'humour... Interview «Relégués» à contrecoeur sur la petite scène, The Servant n'ont quand même pas déconné. Leur prestation a comblé un public entassé, dedans comme dehors. Les Serviteur anglais, emmenés par leur chanteur Dan Black, se sont donnés à fond.

16 sept. 2006, 12:00

Le 15e Chant du Gros venait de tendre une nouvelle fois le micro à une autre bête de scène, après Cali jeudi. Le quatuor londonien, révélé en 2003, représentant la culture de la pop anglaise, a su en tout cas conquérir la gent féminine, hier soir au Noirmont... Interview de deux des quatre garçons dans le vent.

Dan Black (chanteur) et Matt Fisher (bassiste), comment a débuté le groupe The Servant?

Matt: On lui dit la vérité?

Dan: Je n'arrive pas à m'en souvenir. Un jour, nous sommes entrés dans le milieu de la musique. On a commencé à jouer, à former un groupe. On était heureux de faire ça et on a continué.

Votre premier album - «The Servant» - a été un énorme succès grâce à vos deux hits «Orchestra» et «Liquefy». Comment vous expliquez votre boom?

Dan: C'est grâce à moi qu'on a du succès. Nous sommes si fabuleux sur scène.

Matt: On dégage un charisme énorme...

Dan: Et on est très bien habillés aussi...

Dan et Matt: Nos personnalités sont incroyables... c'est grâce à cela!

Matt: C'est le destin, voilà tout! Plus sérieusement, c'est une combinaison de nos personnalités. Chaque note, chaque morceau de musique laisse transparaître notre personnalité. Et c'est peut-être cela la formule du succès!

La musique pop-rock, dont vous faites partie, est vraiment un phénomène anglais. Mais depuis quelque temps, ce style est en pleine effervescence en France. Que pensez-vous de ces nouveaux groupes français - pas forcément tous brillants - qui chantent en anglais?

Matt: C'est vrai qu'ils ne sont pas tous bons! Je pense que pour un groupe français qui chante en anglais, ce ne sera pas facile de trouver le succès dans un pays anglophone. C'est comme si nous, nous chantions en français...

Dan: Ce serait très mauvais...

Matt: Il faut constater que le milieu musical est dominé par l'anglais. On ne peut donc pas parler d'effet de mode. L'anglais fait partie de la culture musicale. Je me souviens lorsque le courant hip-hop a débarqué en Angleterre, tous les groupes s'appropriaient l'accent new-yorkais, pour paraître plus vrai.

Vous n'avez pas peur de disparaître sous l'émergence de ces nouveaux groupes, justement?

Dan: Evidemment qu'on a peur. Mais le milieu musical n'a jamais été un milieu des plus sécurisants.

Matt: Si tu veux faire un travail sûr, ne fais pas de la musique!

Parlons de votre nouvel album «How To Destroy A Relationship», qui sort le 6 octobre. Comment s'est passée sa réalisation?

Dan: Notre nouvel album est beaucoup moins électronique. On a viré tout le matériel électro pour faire place aux guitares, batteries et basses. L'album a été réalisé de manière plus traditionnelle. On s'enfermait dans un studio, puis on allait dans un autre studio pour les remixes.

Où trouvez-vous l'inspiration?

Dan: Dehors, au fond d'un paquet de cigarettes, sur mon canapé, dans un arbre, chez les filles...

Matt: A l'intérieur de mon chapeau, chez les filles (rires)...

Il paraît que vous parlez le français. Alors, un mot en français pour définir The Servant?

Matt: Du rock!

Dan: Saperlipopette! / ALP

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