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Croquez la Pomme!

Fermé depuis près de deux ans, l'hôtel de la Pomme d'Or rouvrira en décembre. La direction de l'établissement, qui offre 18 chambres, va innover sur plusieurs points Bonne nouvelle pour l'hôtellerie jurassienne, un peu moins pour les professionnels de la branche: l'hôtel-restaurant de la Pomme d'Or, à Montfaucon, va rouvrir ses portes au début décembre, après une fermeture de presque deux ans.

07 oct. 2006, 12:00

C'est le propriétaire de cet imposant immeuble de trois étages, Bernard Bouille, des Bois, qui se chargera de faire revivre l'établissement public qui offre 18 chambres (huit de deux lits, dix de quatre lits), le restaurant pouvant, lui, recevoir 60 clients, sans oublier une salle à manger conçue pour accueillir une quarantaine de convives.

Des intéressés fauchés

«Ce bâtiment, c'est un véritable château», fanfaronne le propriétaire des lieux, qui s'est bombardé directeur administratif de la nouvelle gérance. «C'est vrai, reprend-il, j'ai eu des surprises désagréables avec cet hôtel-restaurant, que j'ai acquis il y a une quinzaine d'années. Des mauvais locataires payeurs, par exemple»

En ayant ras la patate, Bernard Bouille, patron de l'entreprise Nicklex SA, aux Bois, active dans le domaine des enseignes lumineuses et des panneaux publicitaires, a cherché à vendre son «château». «Des intéressés, j'en ai vu défiler, mais, au moment de passer à la banque, c'était une autre chanson.»

La possibilité que la Pomme d'Or se transforme en home semi-médicalisé a été d'actualité. «Exact, reprend notre homme. Les contacts avec une fondation valaisanne étaient très avancés, au point qu'elle est venue à Montfaucon décharger deux camions de matériel. Mais, une fois encore, au moment de signer les documents, plus de fric!»

Une cuisine régionale

Coup de jeune, nouvel élan: Bernard Bouille fourmille d'idées pour faire tourner son bastringue. «Je ne vais pas vous dire combien je vais investir, mais c'est pas mal d'argent. Je me suis approché du canton, qui m'a répondu de me démerder (sic!). Ma chance, c'est que je n'ai pas besoin des banques pour mener à bien mon projet.»

La nouvelle équipe de la Pomme d'Or comptera six personnes. Un maître d'hôtel a été engagé, Daniel Browinski, actuellement en poste au Régional, au Bémont. Eva Girardin, de Courfaivre, sera la cheffe de cuisine, quittant ainsi l'hôtel de la Gare, à Moutier.

Dans l'assiette? «Pas question de rivaliser avec Georges Wenger ou l'Hôtel de la Gare et du Parc à Saignelégier, insiste l'industriel franc-montagnard. On proposera une cuisine régionale au top, servie dans un cadre agréable et une ambiance conviviale.»

Location de DVD

La spécialité de la carte sera la fondue Bacchus. Bernard Bouille a fait sien cet axiome: afin d'attirer les gens au restaurant, il ne faut surtout pas de les recevoir à coups de gourdin, les regarder dans les yeux plutôt que leur porte-monnaie.

«Ainsi, dévoile-t-il, deux personnes pourront choisir entre nos quatre menus quotidiens, une salade mêlée, un demi de blanc, rouge ou rosé, et finir avec deux cafés. Il leur en coûtera 50 francs en tout.»

S'il a la possibilité de pratiquer des tarifs abordables, c'est parce que le directeur administratif de la Pomme d'Or possède des liquidités: «On n'achètera pas le vin à coups de cartons, mais bien par palettes. Tenez, le jour de l'ouverture, il y aura 10.000 bouteilles dans la cave. Pour gagner sa vie dans la restauration, il faut savoir acheter. Et comme j'ai mon petit frère qui est marchand de vin en Allemagne»

A raison de deux fois par mois, les aînés seront invités à effectuer une virée dans la région. Ils seront accueillis au retour au son d'un accordéon. «Des surprises comme celle-là, nous en regorgeons.»

Les chambres sont actuellement rafraîchies. Elles seront toutes équipées d'une télévision, d'un raccordement internet et d'un lecteur DVD. «Nous louerons des DVD à la réception», glisse Bernard Bouille, qui semble sûr de son coup.

L'ouverture est agendée au mardi 5 décembre, l'inauguration officielle est fixée au vendredi 8, et non pas au 7, comme l'indique l'immense banderole placardée sur la façade de l'hôtel-restaurant.

Difficile d'être bon partout. /GST

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