A Saint-Imier, le Parti socialiste revendique

Le parti socialiste imérien, deuxième formation du Conseil de ville avec neuf représentants, fait figure de gagne-petit au Conseil communal avec un seul siège. Les camarades espèrent bien inverser la tendance lors des élections communales de cette fin d'année. Les partis ont déposé leurs listes hier. Des ténors ont disparu, des nouvelles têtes apparaissent. Force citoyenne définitivement rayée de la carte électorale.

16 oct. 2010, 04:15

Au Conseil de ville de Saint-Imier, jusqu'au 31 décembre à venir, ils et elles sont 13 radicaux, neuf socialistes, huit de l'Alliance jurassienne (AJU) et un de Force citoyenne tandis que trois radicaux, trois AJU (y compris le maire Stéphane Boillat) et un socialiste occupent les sept sièges du Conseil municipal. Le calcul est vite fait: le Parti socialiste, deuxième formation du législatif fait figure de gagne-petit à l'exécutif.

S'il y a quelque part une revanche à prendre sur le sort que les urnes avaient réservé il y a quatre ans, c'est bel et bien vers le parti à la rose qu'il faut tourner son regard. Et force est de constater qu'avec le sortant Michel Bastardoz, la conseillère de ville chevronnée Danièle Kiener et Aline Ruchonnet, néophyte en politique mais rompue à toutes les tracasseries de la vie associative, la liste PS pour l'exécutif ne manque pas d'allure. De là à crier victoire avant l'heure, il y a un long pas que le parti de gauche aurait tort de franchir.

En allant guigner dans les musettes des formations concurrentes, l'on se rend compte que tant l'AJU que le PLR ont eux aussi placé du bien beau monde dans la course. Du côté d'Alliance jurassienne, Michel Jeanneret se représente tandis que Nicole Leblois voudra se contenter d'un siège au législatif. Mais à côté du directeur du Ceff DS2, les noms de Katia Ermel et Patrick Tanner, deux anciens du Conseil de ville ne rebuteront pas l'électorat fidèle d'AJU.

Quant aux radicaux qui perdent aussi un ancien, Pierre Jeanneret - en lice pour le Conseil de ville lui aussi - ils conservent Raymond Glück et Thierry Spring et proposent l'actuel conseiller de ville Christian Schluep dans le but de conserver leurs trois sièges. Trois fois du beau monde, c'est la promesse d'une lutte serrée et la démonstration d'une vie politique saine dans la cité de l'Erguël.

Pour le législatif, on constate de prime abord la disparition de Force citoyenne. Dissidence du PS, créée il y a 12 ans par Pierre-Yves Baumann, elle n'a jamais obtenu un élu de plus que son chef de file. Bien qu'éternellement solitaire dans sa travée, Pierre-Yves Baumann n'en avait pas moins toujours participé activement aux débats et étudié les dossiers avec assiduité.

Les radicaux, on le sait, ont connu quelques malheurs de nature formelle. Trois ténors qu'ils croyaient pouvoir reconduire pour un cinquième mandat ont été contraints d'abandonner pour une question de droit (notre édition du 1er octobre). Exit donc Eric Schweingruber, Yves Houriet et Cornelio Fontana. Comble de malheur, le directeur de Longines, Walter von Kaenel a décidé lui aussi de se mettre au vert. Néanmoins, la liste radicale est tout sauf ridicule. John Buchs se représente sur une liste encore renforcée par la présence de l'ancien international de hockey, Marc Leuenberger. Au total, neuf des 13 conseillers de ville actuels se représentent et quatre quittent le navire de gré ou de force. La liste PLR comporte 15 noms.

Chez AJU, on salue le retour sur la liste du Conseil de ville de Silvio Dalla Piazza parmi 15 candidats tantôt chevronnés tantôt nouveaux. Dans cette formation une seule démission (Henriette Zihlmann) est déplorée au législatif. Ce sont donc sept anciens sur huit qui sollicitent un nouveau mandat sur une liste de 15 noms. Et les socialistes? Eux aussi ont leur revenant en la personne de Francis Daetwyler trônant au milieu d'une fort jolie liste, même si elle ne comporte «que» 14 noms. Parmi eux, sept sont des anciens ce qui limite à deux le nombre de défections (François Nyfeler et Jean-Pascal Lüthi).

Côté UDC, malgré une tentative de faire renaître cette formation en laquelle peu de gens se reconnaissent dans le haut de l'Erguël, c'est le calme plat. Néanmoins, on vous le dit, la lutte sera chaude et incertaine.

Rappel, enfin: les élections communales à Saint-Imier se dérouleront le dernier week-end de novembre. /BDR-réd