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«A la traque des jeunes filles belles et naïves»

Les Sauvages ont effectué hier soir, jour de pleine lune, leur sortie tant redoutée, lançant du même coup le 45e Carimentran des Franches-Montagnes. Des «baichattes» les ont cherchés. Elles ont pris la direction de la fontaine, sous l'œil «d'émissaires» belges du Musée de Binche. Sauvages un jour, Sauvages toujours! La tradition a été respectée hier soir au Noirmont avec la 18e sortie des Sauvages. «Nous sommes là pour traquer, chasser par bande ces jeunes filles, belles et naïves, qui nous ont crié: connu, connu», a d'emblée mis en garde le chef de la horde, Oleg Ier, dans le hall de la Clinique Le Noirmont, devant des patients dont certains n'en sont pas encore revenus aujourd'hui...

23 janv. 2008, 12:00

La descente sur le village ne fut pas triste. Elle a pris un léger retard, les Sauvages ayant dû s'arrêter chez un admirateur, qui leur a offert de quoi reprendre du courage. Car il en faut. Le costume pèse quelque 20 kilos. Seize hommes ont donc chassé la «baichatte». Un absent de marque: Charly Sester. «J'ai fait les 17 sorties précédentes. Mais mercredi matin, j'ai une séance importante. Et une fois que t'es déguisé en Sauvage, impossible de rentrer dans les heures!» Ces sapins ambulants ont effectué de bonnes prises. Heureusement pour les jeunes filles inconscientes, l'eau de la fontaine avait été tempérée au préalable. Cette traditionnelle sortie s'effectue le soir de pleine lune précédant les jours, marquant ainsi le lancement du 45e Carimentran des Franches-Montagnes (1-5 février)..

Cette année, trois «émissaires» belges avaient effectué le déplacement au Noirmont en vue de visionner ces drôles de créatures, qui n'ont cessé de lâcher des cris tout au long de leur descente sur le village. Scénographe au Musée du masque de Binche, cité située dans la Belgique francophone près de la frontière française Olivier Desart n'en revenait pas: «En octobre, nous allons mettre sur pied dans notre musée qui comprend près de 60 000 pièces de collection une exposition ayant un rapport avec la sexualité et le masque. Avec les Sauvages, nous sommes servis!»

La clique locale des Toétché a évidemment participé à ce lancement du Carnaval. Une fois les discours éclusés, le maire Jacques Bassang a remis les clefs de la commune à Oleg Ier, qui les gardera précieusement jusqu'au petit matin du mercredi des Cendres, soit le 6 février. Désormais, il n'y a plus d'autorités au Noirmont! /GST

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