13.01.2020, 19:24

Vaud: l’élu UDC Yves Ravenel démissionne du Grand Conseil

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Yves Ravenel a démissionné lundi de sa fonction de député au Grand conseil vaudois (archives).

Départ Yves Ravenel démissionne lundi avec effet immédiat de sa fonction de député au Grand Conseil vaudois. L’élu UDC était au coeur de la tourmente depuis début janvier, suite à la révélation de sa condamnation pour menaces sur son épouse.

Yves Ravenel démissionne lundi avec effet immédiat de ses fonctions de président et de député du Grand Conseil vaudois. L’élu UDC était dans la tourmente depuis la révélation d’une condamnation pour menaces sur son épouse. Le bureau du Parlement salue cette décision.

A lire aussi : Vaud: Yves Ravenel, président du Grand Conseil condamné, hésite à démissionner

Le syndic de Trélex a annoncé sa décision dans un communiqué publié lundi soir. Dénonçant une «déferlante médiatique» sur sa vie privée, il a reconnu que «la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudoise ne sont plus rassemblées».

 

 

Dans un communiqué envoyé dans la foulée, le Bureau du Grand Conseil a salué «sa décision de faire primer l’intérêt des institutions, permettant ainsi au Grand Conseil de continuer à fonctionner sans crise majeure». La 1ère vice-présidente, Sonya Butera, qui avait déjà repris le perchoir dans l’urgence la semaine dernière, exercera la charge présidentielle ad intérim jusqu’au terme de l’année parlementaire, à savoir le 30 juin 2020.

Retour à la sérénité

Le PS, qui avait réclamé la démission d’Yves Ravenel de la présidence, a «pris acte» de son départ. «C’est la suite attendue des révélations sur sa condamnation. La dignité de la fonction est maintenue. Nous saluons le retour à la sérénité au Grand Conseil», a déclaré à Keystone-ATS Jessica Jaccoud, présidente du PS Vaud.

Marc-Olivier Buffat, président du PLR, a également «pris acte» de cette démission. «La semaine dernière, j’avais appelé à la responsabilité des élus, en particulier lorsqu’il s’agit d’un président de Grand Conseil. Mon appel a été entendu».

Condamnation

Le président du Grand Conseil vaudois était sous le feu des médias depuis la révélation de sa condamnation, l’été dernier, pour menaces qualifiées et tentative de menaces qualifiées sur son épouse. Une condamnation à laquelle il avait d’abord fait opposition, avant de l’accepter.

Ces derniers jours, Yves Ravenel a assuré n’avoir jamais commis de violences physiques envers sa future ex-femme, avec qui il est en procédure de divorce depuis plusieurs années. Il reconnaît avoir cassé des ampoules devant sa maison avec un balai. Il réfute en revanche avoir jeté ce balai en direction de sa femme. Il nie aussi un précédent épisode, qui l’aurait vu prononcer une menace de mort.

Dans un ping-pong médiatique, son épouse a à son tour donné sa version des faits lundi dans «24 Heures». Selon elle, il ne s’agissait pas d’un simple coup de sang, mais «la continuité d’agressions et de harcèlement psychologiques.»

Six mois de présidence

Concernant ses mandats politiques, Yves Ravenel dit avoir «été honoré d’avoir pu être au service des Vaudoises et des Vaudois», et en particulier d’avoir assumé la présidence du Grand Conseil durant les six derniers mois.

Tout au long de ma carrière politique, j’ai eu à cœur de défendre, de valoriser et de représenter les institutions de notre canton.
Yves Ravenel, député au Grand Conseil vaudois

«Tout au long de ma carrière politique, j’ai eu à cœur de défendre, de valoriser et de représenter les institutions de notre canton. J’ai la conviction de les avoir servies avec loyauté et diligence», a-t-il expliqué dans un communiqué de presse.

Démission exigée par la gauche

Sa démission avait été exigée par les socialistes, les Verts et la gauche radicale, dès que l’affaire est sortie au début de la semaine passée. Les autres groupes parlementaires étaient restés réservés. Seule l’UDC avait défendu son poulain. Elle tiendra un point de presse mardi matin.

Yves Ravenel assure n’avoir jamais été violent envers sa femme, avec qui il est en procédure de divorce depuis plusieurs années. Il reconnaît avoir cassé des ampoules devant la maison de sa future ex-épouse avec un balai. Il réfute en revanche avoir jeté ce balai en direction de sa femme. Il nie aussi un second épisode, qui l’aurait vu prononcer une menace de mort.

Sa démission avait été exigée par les socialistes, les Verts et la gauche radicale, dès que l’affaire est sortie au début de la semaine passée. Les autres groupes parlementaires étaient restés réservés. Seule l’UDC avait défendu son poulain.

ATS

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