Ueli Maurer fait le point sous les neiges de l'Oberland bernois

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confédération Ueli Maurer a donné les grandes lignes de sa vision de la présidence du Conseil fédéral ce jeudi sous les neiges de l'Oberland bernois. Il a notamment évoqué une Suisse forte face à l'Europe et au monde.

  27.12.2012, 18:51
Le futur président de la Confédération veut une Suisse forte face à l'Europe.

Le Conseil fédéral doit parvenir l'an prochain à s'assurer la confiance de la population et le respect des autres pays, se fixe comme objectif Ueli Maurer. Le futur président de la Confédération a présenté jeudi sous les bourrasques de neige de l'Oberland bernois ses buts pour 2013.

Comme chaque année entre Noël et Nouvel an, le ministre de la défense a invité les médias à une promenade en montagne près d'Adelboden, son lieu d'origine. Pour s'assurer que la neige soit au rendez-vous, il s'est tourné vers le domaine skiable de l'Engstligenalp.
 
Pas question pour le Zurichois, qui souhaite que les séances du gouvernement soient préparées de manière efficace sous sa présidence, de se mettre trop en avant. Il se sentira "on ne peut mieux" si tout le monde parle d'un Conseil fédéral qui fonctionne et personne de lui.
 
Ueli Maurer entend aussi voyager le moins possible. Il ne se mettra à disposition que si c'est nécessaire. Et délèguera une partie de ses déplacements au vice-président et ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter.
 
Pressions de l'UE
 
Les pressions de l'étranger n'en constitueront pas moins une grande partie de l'agenda de l'année présidentielle. Il faut donc développer des stratégies. A cet égard, le démocrate du centre s'en est pris, avec des gants, à la position de la Berne officielle face à l'Union européenne (UE).
 
Parfois, il faut regarder un chien dans les yeux plutôt que fuir, et on réussit à le contrôler. Mais le fils de paysan a tout de suite précisé en riant qu'il ne comparait pas l'UE à un chien. La Suisse devrait s'affirmer en tant qu'Etat fort, a avancé Ueli Maurer.
 
Pour lui, la Suisse est non seulement un facteur essentiel pour la stabilité en Europe, mais elle a aussi beaucoup fait pour l'UE, par exemple en construisant le tunnel ferroviaire de base du Gothard. Et elle doit le rappeler.
 
Dans les négociations internationales, il s'agit toujours de donner et recevoir. Mais il ne saurait être question de devoir constamment lâcher du lest face à une forte pression. "Si l'on cède toujours, on s'avoue vaincu". Celui qui présidera la Confédération dès le 1er janvier entend aussi jouer le facteur temps. Il n'y pas de dossier qui presse, selon lui.
 
Nouvelles bases pour l'armée
 
Concernant les défis de son département, le ministre de la défense a annoncé un premier projet de révision de la loi sur l'armée pour avril. Celui-ci sera basé sur un budget annuel de 4,7 milliards de francs comme le souhaite le Conseil fédéral. Comme le Parlement réclame 5 milliards, une discussion de fond devra être menée.
 
Le conseiller fédéral n'a pas caché qu'il ne pouvait que difficilement se réjouir de la variante gouvernementale. Sans les 300 millions supplémentaires, l'armée ne pourra être équipée que de manière incomplète, a-t-il noté. Et de regretter que le débat se base d'abord sur des considérations budgétaires.
 
Après le retrait américain d'Afghanistan - un échec des Etats-Unis, selon lui -, Ueli Maurer s'attend à une orientation nouvelle des armées du monde. Des forces d'intervention lourdement équipées ne seront plus à l'ordre du jour ces prochains temps.
 
"De telles guerres sont trop chères et ne seront pas tolérées". Le ministre de la défense n'a pas décrit concrètement quelles conséquences aura ce changement de paradigme pour la Suisse.
 
Service de renseignement
 
Autre projet attendu, la loi sur le service de renseignement. Une consultation devrait être ouverte entre fin janvier et début février. Ce sera "un des objets les plus importants de la législature". Le conseiller fédéral est attendu au tournant sur l'arsenal de mesures visant à lutter notamment contre le Terrorisme.
 
En 2007, le gouvernement avait voulu autoriser les agents fédéraux à surveiller des communications (courrier, téléphone, courriel), observer des faits dans des lieux privés (comme les chambres d'hôtel, si nécessaire en installant des micros) ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques. Mais le Parlement avait jugé insuffisants les garde-fous prévus et a retourné sa copie au Conseil fédéral.

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