02.08.2015, 19:51

Traces infimes de radioactivité laissées par le nuage de Fukushima

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La radioactivité mesurée par un vol spécial dans le ciel suisse mercredi est inférieure aux valeurs limites admises en Suisse et sans danger pour la santé de la population. Selon l'Office fédéral de la santé publique, cette concentration en iode 131 serait sans danger pour les Helvètes.

Une concentration infime d'iode 131 a été observée mercredi dans le ciel suisse. Mesurée par un vol spécial, cette radioactivité est toutefois largement inférieure aux valeurs limites admises en Suisse et sans danger pour la Santé de la population.

La valeur enregistrée a été de 140 microbecquerels par mètre cube, a annoncé hier Werner Zeller, chef de la division radioprotection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Les mesures ont été effectuées à 6000 mètres d'altitude et les traces sont liées à l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima, a-t-il ajouté.

Les valeurs d'iode 131 mesurées sont 20 000 fois inférieures à la limite admise (3 millions de microbecquerels /m3), a rassuré Werner Zeller. Lors de l'accident de Tchernobyl, les autorités avaient relevé des quantités au sol atteignant 5 millions de microbecquerels par mètre cube.

D'autres vols ont été effectués au-dessus du territoire jeudi et vendredi. Selon une analyse provisoire de celui de jeudi, les valeurs sont en baisse. Au sol, les mesures effectuées par les cinq filtres d'aérosol n'ont montré aucune augmentation de la radioactivité.

Les particules radioactives mettent environ une semaine pour arriver en Europe, selon les modèles météorologiques. Elles traversent le Pacifique, le continent nord-américain et l'Atlantique nord avant d'arriver sur le Vieux Continent.

Selon les estimations de Hans Wanner, chef de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), les plus grosses fuites de radioactivité de la centrale nippone ont eu lieu du 15 au 17 mars. Depuis les émissions sont moins importantes.

La situation à Fukushima est aujourd'hui «stable», a précisé Hans Wanner, notamment grâce aux pompes permettant de refroidir les réacteurs qui sont à nouveau connectées à l'électricité. Mais les quatre blocs endommagés après le tsunami ne sont toujours pas sous contrôle, a-t-il ajouté.

Interrogé sur les mesures prises pour des voyageurs craignant d'avoir été contaminés, Werner Zeller a indiqué que toute personne de retour de l'Archipel nippon pouvait s'annoncer à l'OFSP. En Chine, deux Japonais gravement irradiés ont été hospitalisés après leur arrivée mercredi en provenance de Tokyo. /ats

Systèmes de surveillance en Suisse

Filtre pour vol à haute altitude
Des échantillons d'air sont collectés jusqu'à 12 000 mètres d'altitude grâce à des filtres fixés à deux avions militaires de l'armée; ces filtres sont ensuite mesurés en laboratoire à l'aide de la spectrométrie gamma.

Filtres à air de grand volume
Ils permettent des mesures très sensibles de la radioactivité de l'air. Ils sont situés en cinq endroits du territoire dont le Monte Ceneri et le Cern

Radair
Réseau automatique de détection dans l'air d'immissions radioactives distribué à 11 stations. Les dépassements des niveaux d'alerte sont directement rapportés à la Centrale nationale d'alarme (Cenal).

Réseau Maduk
Réseau de surveillance de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire, composé de 57 sondes situées dans un rayon d'environ six kilomètres des Centrales nucléaires suisses et de l'Institut Paul Scherrer, qui enregistrent automatiquement le débit de dose.

Réseau Nadam Réseau automatique du Cenal pour la mesure du débit de dose avec 63 instruments distribués sur toute la Suisse dans les stations de mesure de MeteoSuisse. /réd

CFF en rade sans l'atome

Les CFF sont le plus gros consommateur d'électricité du pays, et leurs besoins vont croissants. Pour eux, renoncer à l'énergie nucléaire n'est pas envisageable dans un avenir proche sans restriction de l'offre, explique Jon Bisaz, responsable de l'énergie à CFF Infrastructure. L'entreprise consomme environ 2400 gigawattheures par an. Cette quantité constitue 80% de la production de la centrale de Mühleberg ou l'équivalent de 600 000 ménages. Un quart vient de centrales nucléaires en Suisse et à l'étranger, selon Jon Bisaz. Et cette situation ne devrait pas changer de sitôt. La direction de l'entreprise a certes décidé en 2010 de maintenir aussi bas que possible la dépendance à l'énergie nucléaire. Mais la question de savoir quelles sources d'énergie pourraient la remplacer, du moins partiellement, n'est pas encore élucidée. Le patron des CFF Andreas Meyer a déjà annoncé que le prix des billets de train allait augmenter en cas de sortie du nucléaire. /ats


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