07.08.2015, 13:46

Réactions en Suisse après les élections Européennes

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Les sondages prédisent une percée de l'extrême droite.

Elections européennes Les résultats des élections européennes font également réagir en Suisse.

Les principaux partis suisses s'accordent pour dire que la poussée des partis populistes et europhobes est une réaction à la crise économique et aux excès de la libre circulation. Les avis divergent par contre sur la question des conséquences de ces élections sur les relations entre la Suisse et l'UE.

"Les partis traditionnels, de gauche ou de droite, ont abandonné la question fondamentale: veut-on une Europe sociale ou libérale? Cela fait le lit des extrêmes", affirme Géraldine Savary, vice-présidente du PS et conseillère nationale vaudoise.

Libre circulation en question

"Les peuples européens ont vu l'UE s'activer pour sauver les banques et les intérêts financiers, mais rester inactive sur la question du chômage", poursuit Mme Savary, qui regrette que la social-démocratie européenne ait défendu sans réserve la libre circulation des personnes et des capitaux, sans se démarquer des partis de droite.

La libre circulation est également au centre de la réaction de Martin Landolt, président du PBD. "L'UE ferait bien de repenser ses concepts dans le futur. La libre circulation totale des personnes, dans sa forme actuelle, n'est plus tenable."

Compréhension pour la Suisse?

Pour M. Landolt, les conséquences de ces élections sur les relations entre la Suisse et l'UE restent peu claires. "La compréhension pour la position de la Suisse après le vote du 9 février pourrait augmenter."

Christian Wasserfallen, vice-président du PLR et conseiller national bernois, estime également que la Suisse, lorsqu'elle fait valoir sa neutralité et son indépendance, pourrait être mieux comprise au Parlement européen. "Cela nécessiterait toutefois un glissement vers la droite".

"Croire que les partis europhobes auront de la compréhension pour la position suisse ou défendront la Suisse serait faire preuve d'une grande naïveté. Ces partis défendront leurs intérêts nationaux avant tout", a pour sa part tenu à rappeler François Cherix, co-président du Nouveau mouvement européen suisse.

Géraldine Savary abonde dans le même sens. "Le pays qui comprend le mieux la position particulière de la Suisse est l'Allemagne, qui reste un pays largement pro-européen".


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