03.08.2015, 09:16

Oswald Grübel quitte UBS

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Le patron d'UBS, Oswald Grübel, jette l'éponge. Artisan du redressement du numéro un bancaire helvétique après la crise financière, l'Allemand démissionne avec effet immédiat.

Le président du conseil d'administration Kaspar Villiger a regretté la décision d'Oswald Grübel par le biais du communiqué diffusé aujourd'hui dans le cadre de la réunion trimestrielle du conseil d'administration d'UBS à Singapour. Sergio Ermotti, qui dirige les activités d'UBS en Europe, Afrique et Moyen-Orient, assure l'intérim.

Selon l'ancien conseiller fédéral, «Oswald Grübel estime qu'il  est de son devoir d'assumer la responsabilité pour la récente  affaire concernant les opérations de négoce non autorisées».

La démission d'Oswald Grübel, qui occupait ses fonctions depuis  février 2009 seulement, s'appuie sur le principe qu'un chef doit  assumer, a indiqué Jean-Raphaël Fontannaz, porte-parole d'UBS, sur  les ondes de la RSR. Il s'agit d'une décision personnelle et aucun  actionnaire n'est intervenu, a-t-il précisé.

Le patron sortant percevra son salaire ces six prochains moins, sans aucune indemnité de départ, a souligné Kaspar Villiger en conférence téléphonique.

Fragilisé par la découverte il y a dix jours d'une fraude d'un courtier londonien de 31 ans ayant entraîné une perte de 2,3 millions de dollars (2,1 milliards de francs), Oswald Grübel était resté muet vendredi quant à son avenir.

Signe d'intenses discussions, la réunion trimestrielle du conseil  d'administration, laquelle devait s'achever hier, s'est poursuivie durant le week-end.

Mardi, le premier actionnaire d'UBS, le fonds souverain de Singapour GIC, avait diffusé un communiqué d'une rare sévérité, appelant l'établissement bancaire «à réagir fermement afin de rétablir la confiance dans la banque».

Exprimant à Oswald Grübel sa «vive gratitude», Kaspar Villiger a ajouté que la décision du patron de l'établissement «témoigne de la fermeté de ses principes et de son intégrité». Ossie, surnom de l'Allemand, a finalement cédé à la pression, alors qu'il avait exclu toute démission jusqu'à vendredi.

Ancien de Credit Suisse, Oswald Grübel, 67 ans, a remis UBS sur la voie de la croissance, l'établissement ayant frôlé la faillite à la suite de la crise financière, sans oublier les foudres américaines dans le cadre d'affaires d'évasion fiscale.

Fatale à Oswald Grübel, la fraude du courtier londonien a une nouvelle fois mis à mal la réputation d'UBS, alors que la banque est parvenue à rétablir la confiance de sa clientèle cette année. L'établissement avait ainsi affiché un afflux net de nouveaux capitaux de 22,3 milliards de francs, au premier trimestre, un record depuis la crise financière.

Ce cas de fraude intervient aussi dans un contexte économique devenu de plus en plus difficile pour les banques au fil des derniers mois en raison de la crise de la dette en Europe et aux Etats-Unis. /ats


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